‹ Les Della RobbiaChapitre 50 sur 65 · S ANT’ ANS AN O · texte numérisé non relu

S ANT’ ANS AN O

Cloître de la Certosa de Florence.

SAINT FRANÇOIS INSTITUANT LE TIERS ORDRE de l’église de Saint Jérôme à Volterra.

ŒUVRES DE GIOVANNI

§ 1er. — PREMIÈRE MANIÈRE.

Ije Lavabo de Sainte Marie Nouvelle , fait en 1497, est une œuvre assez belle pour qu’on ait pu l’attribuer à Andrea, jusqu’au jour où un document nous a appris que l’œuvre était de Giovanni. Il est vrai qu’on ne se trompait pas beaucoup en songeant à Andrea, car le Lavabo de Giovanni n’est qu’une copie des œuvres de son père. La Vierge entre deux Anges, qui décore le tympan, est une réplique de la Madone de l’Œuvre du Dôme et de la Vierge entre deux Saints de l’Académie

GIOVANNI DELLA EOBBIA.

des Beaux Arts ; et T architecture même du Lavabo, avec ses arabesques, est la copie des Retables d’Andrea. Giovanni ne fait pas ici de grands efforts d’imagination. Le seul caractère personnel que l’on puisse déterminer dans cette œuvre est la surcharge de l’ornementation, qui se manifeste par la lourde guirlande qui entoure le tympan et retombe sur les côtés du Ijavabo.

Ce goût pour la complication, pour la richesse, pour le luxe des ornements, sera un des caractères persistants de l’art de Giovanni. Nous le retrouverons dans l’autel de Saint Médard, de 1513, et dans les dernières œuvres de sa vie.

L’emploi de la guirlande entourant le tympan n’était pas une invention de Giovanni. Ce maître, avant de devenir un créateur, a beaucoup regardé autour de lui ; il ne se contente pas d’imiter son père, et il fait de nombreux emprunts aux plus illustres artistes de son époque. Ce motif d^une guirlande soutenue par de petits enfants est emprunté au tombeau Marsuppini de Desiderio da Settignano.

Andrea était un maître trop grand pour consentir à imiter l’art de ses contemporains et il reste toujours fidèle aux formes qu’il invente lui-même. Giovanni, moins personnel, se fait une manière en adoptant et en fusionnant les idées à la mode ; et, ici, il accueillait un des motifs les plus heureux du XVe siècle, un de ceux qui avaient rencontré le plus grand succès à Florence.

On remarquera les formes des enfants soutenant les guirlandes, qui sont plus grosses que dans les œuvres d’Andrea, et qui nous indiquent la tendance de Gio-

FLORENCE — Sacristie de S.le Marie Nouvelle

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