CHAPITRE XII
On était en septembre, les théâtres fermés tout l'été recommençaient à ouvrir les uns après les autres; déjà on annonçait pour le 15 la première de Madajiie la Dèche, opérette bouffe de Maurice Roval, musiquée par Viennois.
On parlait beaucoup déjà des décors, des costumes, des artistes, bref on attendait Madame la Bêche impatiemment dans Reporters-House et dans Cabotinville.
Les plus jolies fdles de Paris devaient y défder, ce serait un assaut de beauté et d'élégance, chacune de ces dames ayant voulu payer de ses deniers les toilettes sensationnelles qui devaient aider au prestige galant de sa réputation!
Enfin le grand soir arriva!
La saison, pluvieuse depuis le commencement
d'août, avait précipité la rentrée du public éparpillé jusque-là dans les villes d'eau et sur les plages et, vraiment, cette soirée de septembre apportait au théâtre des Frivolités ce fameux tout Paris.
Les fardées, les ondulées, les petits vernis étaient là, au grand complet. Les comédiens et les comédiennes non occupés étaient venus en bons spectateurs applaudir leurs camarades.
Esther Renot, Gillette Norbert, Léo Séraphin, venaient d'entrer dans une grande avant-scène de balcon et Maurice Roval arrivait, quelques minutes plus tard, amenant M""^ Bêche, rencontrée dans les couloirs au bras de son mari, lequel possesseur de deux mauvais strapontins obtenus difficilement, n'était point fâché de savoir sa femme occuper une meilleure place.
Les femmes se casèrent toutes les trois sur le devant de l'avant-scène, Léo Séraphip, très en évidence, cachait Maurice Roval, nerveux, inquiet dissimulé dans le fond de la loge.
Il avait été convenu qu'on arriverait au théâtre très à l'avance pour éviter les rencontres nombreuses des chers confrères, des camarades et des indifférents, diseurs de paroles banales qu'ils jugent aimables ou encourageantes, alors qu'ils
souhaitent le four, ou qu'ils se soucient de votre succès comme cle leurs premières canines!
Maurice lloval était décidément trop nerveux pour rester assis, il se leva et fila sur la scène, prévenant qu'il ne reviendrait qu'à l'entr'acte...
Esther Renot, de ses bons yeux tendres, l'encouragea au calme... et lui dit :
— Sois tranquille, Maurice, ta pièce est bonne... ce sera un gros succès... tu verras!
— Mais oui, mais oui, affirment ses amis lui serrant les mains.
Il fait un grand geste inquiet et sort. — • M""^ Bêche est jolie comme un amour ce soir, fait Gillette.
Mais M""" Bêche n'entend pas... occupée qu'elle est à lorgner une demJ-mondaine entrant sensationnellement dans la loge d'en face.
— Qui est-ce? fait W' Bêche.
Et Léo Séraphin, boltin vivant, lui nomme la dame tapageuse...
— Et cette cocotte tout en noir qui a tant de poudre de riz et de rouge aux lèvres?..., la troisième loge au-dessus des fauteuils de balcon..., cette femme qui parle si fort et qui rit si haut...
— Ah ! oui, je vois ! dit Séraphin..., mais ce.
n'est pas une cocotte! C'est la duchesse de Valentoy!
— C'est vrai...? fit naïvement M'"" Bèclie, elle n'en a pas l'air...; comme c'est drôle.
Et Séraphin, la voyant curieuse, lui nomme quelques-uns des gens qu'on doit connaître à Paris, soit par leur réputation d'artiste, leur fortune ou leurs scandales.
— Tenez, voyez-vous, fait-il, cette perruque poudrée, coiffée Marie-Antoinette..., c'est Séverine...
lAP^ Bêche lorgne avidemment.
— Elle est jolie, déclare-t-elle.
— A côté' d'elle, c'est Raffaelli, le peintre, avec sa femme et sa fille, près d'eux sont assis deux messieurs, vous voyez?... C'est Marcel Prévost...
— Les Demir-Vierges? fait M"'^ Bêche dans l'extase...
— Et son' voisin est Henri Lavedan...
— Le Vieux Marcheur, continue-t-elle.
— Tiens, voici Forain qui entre avec Robert le peintre, Félicia Mallet, l'avez-vous entendu chanter des chansons à la Bodinière? non! allez-y, madame, allez-y!
— Et ce petit homme qui serre la main à ce groupe?
— C'est Georges Ohnel...
— Oh ! le Maître de Forges... le Maître de Forges!..., dit la petite Bêche la main sur son cœur...
— Tenez, continue Séraphin, voilà Chauchard..., le magasin du Louvre?
— Oui..., où cela?
— Dans le premier rang de l'orchestre, la plus belle barbe de Paris! A côté, M""^ Durand, la directrice de la Fronde, est-elle assez blonde et blanche, hein! elle cause à Marny l'écrivain.
— Gomment, c'est Marny cette grande belle femme?
— Elle a l'air, n'est-ce pas, dit Séraphin, de ces J somptueuses créatures du xviir siècle, elle en a l'esprit, voyez de quel geste charmant elle a tendu la main à Gatulle Mendès.
— G'est M""' Mendès cette dame souple et 'jj brune dont je ne vois que la jolie nuque? j
— Oui, son visage est très impressionnant, l'arc de sa bouche est si mystérieux.
— Et ce grand monsieur, n'est-ce pas Rochefort?
— Tiens, il est assis à côté d'un homme que je ne veux pas vous nommer, dit en riant Séraphin, mais dont je vous dirai la coquetterie...,
VOUS voyez quelle jolie mèche blanche et soyeuse, ondulée, vaguée, roulée, serpente sur le devant de son front?... Eh bien, c'est un postiche! la papillotte est longue de quarante centimètres, on dit même qu'elle vient d'une des femmes qui l'ont beaucoup aimé, et qui la portait autrefois sur ses épaules...
— Gomment, il y a des hommes qui portent des faux cheveux, fit la petite Bêche amusée...
— • Tenez, tenez, fit très vite Séraphin, regardez ce couple qui entre... C'est Monsin et sa femme... Gomment trouvez-vous M""^ Monsin?
— Elle a l'air bien timide...
— Eh bien, elle a donné une volée de coups de parapluie à un journaliste qui était son amant et qui faisait lire ses lettres à tous ses camarades de rédaction ; après, elle eut pour ami un peintre qui l'obligeait, dit-on, à dire le nom de ses cinq enfants dans les moments... où le mutisme serait presque obligatoire.
— Et son mari ? interroge M""^ Bêche.
— Lui, c'est un philosophe, il regarde et pointe ses cornes... flegmatiquementv, en semblant épaté que sa femme trouve encore des amateurs alors que lui, n'en veut plus. G'est un grand ca-
ractère, sa placidité n'est pas qufilconque, c'est un homme admirable qui se moque si ouvertement des amanls de sa femme, que lorsque le peintre arrivait rendre visite à madame (car c'était un ami de la maison) il le recevait délicieusement, l'encourageant à venir plus souvent...; il lui serrait les mains, tapotait ses bras, ses mollets, s'assurait de leur fermeté, puis disait de son parler tranquille : « Il a encore des muscles, ce bougre-là! » et sortait souriant, inquiétant, la figure énigmatique d'un sphinx qui ferait des blagues... Ah ! fit Séraphin, tenez, voilà justement le peintre en question!! Il entre avec ce monsieur et cette dame en blanc, vous voyez, juste à côté de cette loge vide...; depuis qu'il a lâché la petite Monsin, il est l'amant de cette jolie femme.
Celle-ci s'appelle M"""^ Demoi... ; il la courtisait quand elle était jeune fille, et comme elle ne voulait pas lui céder avant son mariage, mais seulement après, tout aussitôt, notre amoureux se mit en campagne afin de trouver un fiancé que la beauté de la jeune fille rendrait pressant et surtout pressé. Il le trouva dans un de ses meilleurs amis, le jeune Demoi, et le lendemain de ses noces, la nouvelle mariée courait dans l'ateliergarçonnière de notre peintre et s'y donnait toute.
Depuis, le peintre raconte sa bonne fortune à qui veut l'entendre...
— Mais c'est incroyable..., balbutia M""^ Bêche, toute rouge et s'éventant très fort.
— Tiens, fit tout à coup Gillette Norbert, voilà Plaqueur..., tu sais Esther, celui qui nous disait que s'il écrivait des articles contraires à ses opinions, c'était à cause de quarante mille francs que le propriétaire de son journal lui donnait pour diriger sa feuille en ce sens... Gela ne lui a pas porté bonheur d'avoir vendu sa conscience, il a marié sa fille unique qu'il adorait et ni elle ni son gendre ne veulent plus le recevoir, je ne sais pourquoi, malgré la pension de douze mille francs qu'il a faite au jeune ménage; regarde comme il examine M"° Monéro, ce Van Eyek moderne, aux mains extraordinaires d'un dessin si parfait ; as-tu vu son portrait par Granié au dernier Salon, il était remarquable. L'Etat l'a acheté.
En ce moment deux hommes, deux frères, saluèrent Gillette, elle leur sourit et expliqua.
— Ge sont deux journalistes dont l'un est bien l'être le plus étonnant que je connaisse. Il a chez lui une chambre entière de documents, connus et secrets surtout, sur presque tous les gens que
nous connaissons, soit hommes de lettres, artistes, directeurs de journaux, critiques, sculpteurs, peintres, banquiers, boursiers; bref, c'est une sorte de policier dangereux pour ses ennemis, serviable pour ses amis.
Tous ceux qui écrivent sont, sans exception, connus de lui. En sa qualité d'écrivain, c'est à la vie de ses confrères qu'il s'est le plus attaché, et par lettre alphabétique, leurs dossiers sont rangés..., attendant pour sortir de leur case, soit un camarade à défendre, soit un ennemi à attaquer. C'est à la suite d'un chantage dont les deux frères faillirent être victimes il y a quinze ans, qu'ils collectionnèrent ces petits papiers pour lesquels le directeur d'un grand journal du matin offrit un jour une grosse somme qu'ils refusèrent.
Depuis dix minutes, la salle se remplissait à vue d'œil, Esther Renot, reconnue, répond par sourires aux saluts. Elle est lorgnée de tous les coins de la salle, mais elle est tranquille sur sa beauté ce soir... Elle sait qu'elle est exquise, bien habillée, bien coiffée d'une toque de géraniums roses et de feuillages argentés, dont les tons sont si joliment choisis que toute la salle l'admire. Elle est exquise doublement parce qu'elle le sait..., et que sa volonté d'être plus belle
double son charme, car elle est de celles qui peuvent être jolies quand elles le veulent.
Mais voilà l'orchestre qui joue l'ouverture. Gillette Norbert, tout en noir, le nez trop retrousse pour être belle, se remet en place. M™® Bêche avec ses paillettes scintillantes, son chapeau blanc de chez Adeline Gaillard, le teint atténué par un duvet de poudre, est réellement exquise ce soir. Bêche lui envoie des petits sourires de son strapontin, il est heureux, Bêche, son amour-propre est en fête, il admire sa femme, tout en battant la mesure avec sa tête...
On frappe les trois coups...
• Esther Renot sent son cœur défaillir... si cela allait être un four..., pauvre Maurice, comme il devait être nerveux. La musicpie cesse, le rideau se lève, on commence.
Le premier acte se passe sans qu'il soit indiqué que la pièce sera ou non un succès, on ne sait pas, on n'a bissé qu'un seul rondeau.
Le second acte, par exemple est exquis, on bisse, on trisse trois ou quatre chansons, un chœur soulève l'enthousiasme et le final est un triomphe, Rosa Rosette qui joue M""® la Dèche y a été vivante, exubérante, joyeuse, jolie et diseuse parfaite, son succès est énorme, aussi, à
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la lin (le ce socond acte, Esther Renot désirc-t-elle féliciter l'artiste.
Elle se dirige vers la scène, et trouva la diva entourée d'amis, de fleurs, d'artistes et dans un coin, étendu sur la chaise longue de la loge, elle aperçoit Maurice qui crie à un groupe d'habits noirs : << Etait-elle jolie, hein! était-elle assez jolie!! et quelle fraîcheur! quelle jeunesse surtout! » alors Esther entend la belle fdle répondre : « Toi, Maurice, tais-toi, tu es tellement amoureux de moi que tu dis des bêtises. »
Et d'un geste joli, sa main grassouillette se plaque sur la bouche de Roval qui la mange de baisers sonores.
Esther hébétée, défaillante, se sauve..., ni Maurice, ni Rosa Rosette, ni personne ne s'est aperçu de son arrivée ni de son départ.
En rentrant dans l'avant-scène, elle est atrocement pâle, mais ses amis mettent cette pâleur sur le compte de l'émotion de la soirée Roval.
Le troisième acte est parfait, Rosa Rosette dans; un costume qui la déshabille laisse voir sa chair ferme et dodue de femme de vingt-quatre ans.
Le rideau tombe sur des cris d'hommes affolés
par la belle créature et le nom de Maurice Roval est acclamé frénétiquement ainsi que celui du musicien Viennois. C'est un gros succès! Maurice Roval est long à revenir... il fait attendre ses amis sous le péristyle des Frivolités... mais on sait bien qu'un jour de première un auteur a les artistes à remercier, à féliciter, etc., etc.; seule Esther est impatiente... Enfin au bout d'un quart d'heure, il apparaît radieux, la figure illuminée de joie, quel succès hein, quel succès!
Séraphin lui presse les mains, on part souper. Roval prend Esther en voiture avec Séraphin, les Bêche partent avec Gillette et tout le monde se retrouve au café de Paris.
En voilure, Esther Renot dit :
— Tu dois être content de tes interprètes... Rosa Rosette a été délicieuse et jolie surtout..., oh ! si jolie...!
— Peuh, répond hypocritement Maurice, (fraîche surtout..., enfin elle est assez gentillette...
— Avec qui est-elle donc? demanda Séraphin.
— Elle vit depuis six ans avec un petit croupier auquel elle reste fidèle, la sotte.
— Pourquoi la « sotte ))?
— Parce que, ma chère Esther, Rosa Rosette
aurait demain tout Paris à ses pieds, si elle li voulait, et qu'elle vit comme une popolle.
Ils arrivèrent au café de Paris, soupèrent trè vite et rentrèrent après avoir accompagné Gil lette chez elle et les Bêche à leur domicile, plac< de la Madeleine.
Maurice, une fois seul avec Esther, la ques tienne sur la soirée, sur l'impression du public l'altitude de la salle... quelles figures faisaien les critiques?
Ils semblaient contents... La presse sera bonni demain, certainement et Roval s'agite, énervé, le; yeux brillants.
— As-tu sommeil, toi, Esther? Moi je me seni dans l'impossibilité de dormir avant deux ou troi: heures, permets que j'aille bavarder chez toi ci soir, tu te coucheras et je resterai jusqu'à ci que tu me renvoies... tu veux?
— Oui..., oui..., fait-elle d'une si singulièn façon qu'il en demeure surpris.
— Qu'as-tu donc? Je ne te trouve pas joyeuse radieuse, de mon succès... Et lui passant ui bras autour de la taille, malgré la voiture découverte qui les emporte, il l'embrasse comme ai beau temps...; la rue est déserte et noire, leurs bouches restent confondues..., leurs veux se fer
lent...; la voiture s'arrête, Esther est devant sa lorte.
Une demi-heure après, il la regarde commencer ;on déshabillage..., Esther le prie de l'attendre.
— Je reviens dans quinze minutes.
Et la voilà qui s'enferme dans son boudoir, puis sort de son cabinet de toilette, enveloppée fl'une longue blouse de soie mauve, la peau toute Iglacée de sa douche froide.
Elle se glisse vite au lit et, joliment arrangée, bichonnée, le cou ennuagé de dentelles et de rubans, sa tête se pose très pâle sur son oreiller de batiste à bouffettes soyeuses, et Maurice la regarde..., la regarde...; elle sent, elle devine qu'il la compare à l'autre..., à Rosa Rosette..., et elle sourit, sourit, les yeux si étrangement implorants, si pitoyablement tendres, que lui aussi comprend, soudain, toutes ses craintes, ses arrière-pensées et dans un élan d'humanité il l'embrasse disant très vite : « N'aies pas peui", va. » Et penché sur Esther, il entend ce cœur de femme qui bat bruyamment, par grands coups, en même temps qu'il essuie des larmes chaudes qui ruissellent silencieusement le long du visage de la femme désespérée. Alors vraiment généreux, vraiment tendre cette fois, il la câline, la console,
lui parle comme à un petit enfant, comme à un sœur, la dorlote avec des mots bébêtes, délicieux de puérilité.
Esther l'écoute..., l'écoute..., l'observe entre ses cils perlés de larmes..., et se dit qu'il faut qu'il soit bien heureux ce soir pour être tout à coup si bon.
Les baisers d'abord consolateurs, fraternels attisent la malheureuse volupté d'Esther qui se réveille, plus âpre, plus douloureuse, plus aiguë, par la tourmente de son cerveau et Maurice se retrouve on ne sait comment dans ce lit d'amants que le mensonge va rendre « conjugal ».
Roval se sauve à trois heures du matin, heureux de la solitude des rues, de la liberté de ses gestes.
Plus de contrainte, il peut sourire à l'idée, au souvenir de Rosa Rosette... Il n'a plus le contrôle^ des yeux interrogateurs d'Esther qui paraissaient ma foi se douter..., et d'un geste d'épaules, gesticulant parlant tout haut, il fait avec sa canne un moulinet qui conclut sa pensée : Qu'on n'est pas mariés ensemble après tout!
Dès les premières répétitions de Madame la Dèche, Maurice Roval avait courtisé Rosa Rosette,
qui fidèle à son croupier ne voulait rien entendre, mais bonne fdle d'allures libres, garçonnières, elle tutoyait Roval, sans plus de façons et Maurice trompé par ses manières espérait sa victoire prochaine...
En cela il avait tort, car Rosa Rosette était une roublarde, tapant volontiers d'un geste gavroche sur les ventres les plus sérieux de Paris, se donnant des airs de bon camarade qui faisaient oublier son sexe, et la protégeaient des solliciteurs d'amour, et des fourches caudines des auteurs, directeurs, journalistes, etc., etc.
Elle obligeait les gens à dire d'elle : « Ce n'est pas une femme, c'est un copain! » Et son truc lui réussissait à merveille, elle était l'amie de tout le monde, dînant, déjeunant en tout bien tout honneur, avec Pierre ou Paul. Son croupier était tranquille, la sachant aimante et fidèle, il avait promis de l'épouser plus tard.
En attendant, Maurice Roval désirait follement cette belle fille pleine de santé et de fraîcheur. Cette chair jeune et savoureuse le tentait, il s'avouait qu'elle n'était pas d'une intelHgence excessive, mais il en avait envie, voilà tout.
Il était cinq heures du matin quand Roval se
mit au lit ; un billet griffonné au crayon ot glissé dans ses bottines mises à la porte de sa chambre, prévenait son valet de chambre de ne l'éveiller que vers midi et d'acheter tous les journaux du matin.