‹ Les démocraties latines de l'AmériqueChapitre 25 sur 76 · Edwards. Ouv. cil · texte numérisé non relu

Edwards. Ouv. cil

LE CHILI

Après la guerre du Pacifique, l’oligarchie chilienne se dissout ; il se forme une ploutocratie, sans austères traditions, qui domine dans les Parlements et qui veut être maîtresse du Gouvernement. Balmaceda ne céda point devant le pouvoir des hommes nouveaux : comme aristocrate, il était l’ennemi des marchands. Si Portales fonda une société de patriciens, le Président libéral ne put, par contre, organiser cette démocratie rêvée. Les financiers s’unirent aux grandes familles : devant la menace des grèves formidables, devant l’élévation intellectuelle de la classe moyenne, se groupèrent propriétaires et banquiers en une oligarchie plus accessible, plus ouverte comme dans la République yankee. Balmaceda est le dernier représentant de la grande tradition chilienne, de l’oligarchie tutélaire qui éduque le peuple, et se délie des ploutocrates.

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