‹ Les démocraties latines de l'AmériqueChapitre 41 sur 76 · Tu subiras le martyre · texte numérisé non relu

Tu subiras le martyre

Qu’à celui qui naît poète Réserve le sort impie. »

Marmol dit : '

« Yo vivo solamente cuando feliz deliro Que los terrenos lazos mi corazôn rompiô.

Venid porque yo gozo, yo vivo solamente Si pienso que lie dejado la humanidad detrâs 1 . »

Le Péruvien Salaverry contemple son cœur :

« Cual la ruina de un templo silencioso Vacio, abandonado. pavoroso,

Sin luz y sin rumor"2. »

José Eusebio Caro. qui a chanté en d’admirables strophes la liberté, voudrait s’ensevelir dans . les bois :

« Que los hombres ya me niegan Una tumba en sus ciudades,

En mi patria me expulsaron De la casa de mis padres3. »

Ces romantiques ne furent pas, comme Rousseau, inclinés vers la vie simple par les excès d’une civilisation artificielle. Leur mélancolie, quand elle n’imite pas des chagrins exotiques, est le cri d’angoisse d’une âme noble, perdue dans une République barbare ! Ce contraste du milieu et de l’homme explique bien la forte emprise de l’idéal romantique : littérature de

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