‹ Les démocraties latines de l'AmériqueChapitre 65 sur 76 · El Diario de Gabriel Quiroga. Buenos-Ayres, 1910; p · texte numérisé non relu

El Diario de Gabriel Quiroga. Buenos-Ayres, 1910; p

LE PROBLÈME POLITIQUE 353

irréelle. Mais au point de vue de la vie nationale, ce défaut d’équilibre est inquiétant. En face des progrès des conquérants étrangers qui se rendent maîtres de la terre, s’enfermer dans une tour d’ivoire serait le plus complet des renoncements.

Dans l’organisation de l’Amérique future, il ne faut pas oublier les suggestions de Caliban. Parmi les innombrables bureaucrates qui dévorent les budgets, il n’y aura pas toujours des écrivains dignes de la protection officielle ; ils se recruteront plutôt parmi la jeunesse indolente, rétive à tout effort soutenu.

L’encouragement d’esprits choisis ne doit pas se confondre avec l’entretien injustifiable d’une légion parasitaire. Le « caudillo » multiplie les fonctionnaires pour récompenser ses amis : le népotisme domine dans la politique.

Les grandes transformations politiques de l’avenir seront dues au développement de la richesse commune : de nouveaux partis apparaîtront et la bureaucratie devra considérablement diminuer.

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