CHAPITRE XI
l’haleine a une odeur très -désagréable.
Cette variété d’inflammation est la plus commune ; elle reconnaît pour cause un régime trop substantiel, le défaut d’entretien de la bouche et certaines dispositions individuelles. Il est, du reste, facile de la guérir, au moyen de notre poudre et de notre élixir. J’ai, parmi mes clients, un médecin qui, depuis plusieurs années, était atteint de cette désagréable infirmité. 11 avait tout tenté, mais sans succès, pour s’en débarrasser. Son haleine était extrêmement fétide, et c’est surtout ce qui h incommodait , car autrement il ne souffrait presque pas. Après un mois de traitement il fut parfaitement guéri.
La variété d’engorgement dont nous venons de parler est la plus commune et la moins dangereuse ; mais il est rare qu’elle reste stationnaire. L’inflammation augmente chaque jour et bientôt atteint un développement considérable. Parfois
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une seule gencive est malade ; mais le plus souvent toutes sont affectées, et l’inflammation se propage au périoste alvéolodentaire. La dent commence alors à s’ébranler.
En même temps que les gencives se tuméfient, elles se décollent des dents. Le décollement peut être très-profond avant qu’on s’en aperçoive. On reconnaît quelquefois l’affection dont on est atteint seulement quand la dent est complètement décollée et qu’elle n’a plus de solidité. L’inflammation des gencives est trèsfréquemment suivie de leur ulcération ; souvent aussi l'inflammation peut gagner l’alvéole, qui se détruit alors complètement, ainsi que nous l’avons vu dans un des chapitres précédents.
Lorsque les dents commencent à être ébranlées, on peut le reconnaître au toucher; mais il arrive un moment où l'affection a fait de tels progrès qu’il est