‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 2)Chapitre 19 sur 85 · XVIII. — COMMCNAITÉ DES FILLES ORPHELINES · texte numérisé non relu

XVIII. — COMMCNAITÉ DES FILLES ORPHELINES

C'est en 1648 que Monsieur Olier commença à réunir les orphelines de sa paroisse. Elles furent logées, en I606, dans une maison de la rue de Grenelle. Plus tard, elles occupèrent un immeuble de la rue du Petit- Bourbon. En 1678, Ragnier de Poussé, curé de Saint-Sulpice, réunit ces enfants dans une maison de la rue du Vieux-Colombier, qui prit le nom de communauté de la 3Ière de Dieu. Des lettres patentes, datées du mois de mai, contirmèrent cet établissement, dont le Prieur de Saint-Germain avait sanctionné les débuts.

XIX. — LES FILLES DE NOTRE-DAilE DE LA MISÉRICORDE, RLE ne VIECX-COLOMBIER '^

Madeleine Martin, en religion, sœur Marie de la Sainte-Trinité,

1 CocHERis. III, 2.36. FÉLIBIEN. 1499. Âich. nat. L. 772.

2 IBID., III, 260. Sai'val, I, 20.3.

3 A'/tA. nat. L. 772 ;LL. 1140. Pigamol de la P^orce, Description historique delà ville de Paris. VII, .356-62. Félibien. 1443. r.ocHERis. III, 203. BoriLLARn. 244. Sauval, I, 491.

avait fondé à Aix une congrégation sous le titre de Notre-Dame de la Miséricorde, avec la règle de Saint-Augustin. On y recevait les jeunes personnes du monde sans Ibrtune et incapables de fournir une dot. Appelée à Paris, cette vénérable femme s'y rendit avec trois de ses tilles et, le 3 novembre 1649, elle s'établit provisoirement dans une maison de la rue de Mézières. Dom Placide Roussel bénit cette résidence et procéda à cette première installation. Le 14 octobre 1631, les religieuses de Notre-Dame de la Miséricorde changèrent de domicile et prirent possession d'un immeuble qu'elles avaient acheté dans la rue Cassette. Après y avoir séjourné quelques années, elles se tixèrent rue du Vieux-Colombier. Elles construisirent une chapelle, dont la reine-mère posa la première pierre, le 22 juillet 1662.

Dom Gaspard Martinet, sous-prieur de Saint-Germain, était visiteur. Il demanda, le 10 décembre 1657, que le compte général des dépenses et recettes fijt rendu à la fin de l'année, devant la communauté réunie en chapitre, et lui lut présenté l'année suivante. Quelques documents mentionnent des opérations financières peu avantageuses. D'après un état du temporel, les religieuses de Notre-Dame de la Miséricorde devaient, le 15 mai 1667, 142000 livres, pour des acquisitions qu'elles avaient faites, et une rente annuelle de 1 650 livres à Monseigneur de Metz, abbé de Saint-Germain-des-Prés, pour droits d'indemnités. Par contre, elles possédaient une valeur de 448500 livres.

Un procès- verbal de visite canonique, faite le 10 décembre 1681, contient ces avis :

Toutes les religieuses se présenteront devant le confesseur extraordinaire. On ne remarquera point le temps que chacune passe à sa confession. On ne souffrira point qu'on apporte aux malades de l'extérieur quelque bouillon ou d'autres aliments.

A l'époque de la révolution, les Augustines de la Miséricorde étaient 20 religieuses et 10 converses. Leurs revenus montaient à 11 .397 livres 5 sous et les charges à 6.910 livres 15 sous. Le monastère, devenu propriété nationale, fut vendu, le 26 juillet 1796. Les bâtiments furent habités par des particuliers jusqu'au jour où le corps des sapeurspompiers vint les occuper. L'ancienne chapelle est devenue salle de classe.

XX. — l'ILLKS DE L'iNSTKl'CriON CHRÉTIENNE DL" FAIBOIRG SAIN T-liEK.MAIN ^

Madame Lebret fonda, au mois de mai Kioi, une rente annuelle de :208 livres 6 sols 8 deniers pour l'instruction d'enlants pauvres; 108 livres étaient assignées pour l'instruction de petites tilles pauvres du faubourg- Saint-Germain Trois dames avaient charge de les choisir et de les contier à des maîtresses sûres. Ces mêmes jjersonnes devaient les remplacer par d'autres, lorsqu'elles le jugeaient le plus convenable. Elles avaient aussi la faculté d'en placer une en apprentissage. Le Prieur de Saint-Germain et le curé de Saint-Sul])ice veillaient à l'exécution de ces clauses. Cette œuvre subsista-t-elle de longues années? Rien ne le fait croire.

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