I- ^ n I- An, ^ i cu argent
Ferme de Paradis (par. de Courtomer , ,,„,klo76'
' en nature o76'
Rente sur le moulin de Courtomer, 17 setiers blé . . . 360'
Rente sur le moulin des Bordes, 5 setiers 130'
Rentes foncières à Cordoux et à Courtomer 82 ',10'
Droit de pêche sur la rivière de Courtomer ..... 30'
1 Bib. mit. Ms.fr. 19849, p. (H.
[Mus, 30 arpents de Itois réglés en niu; seule coupe, tous les 2o ans; la dernière avait été Aendue, en 1778, 2!208() livres. En sus, de la seigneurie baronnie de Cordoux relevaient les llet's de la Couture, de Villebert-Tilly et ses arrière-tiels réunis de Chamjard, de Basile, de Briennesson et du Tartre de Lumigny a dont, dit la déclarati(jn, on » n'a pas été servi dej)uis longues années ^ »
doui'toniei*.
Courtomer, localité désignée dans les anciens ])ouillés sous le nom de Curia Audomari, est située dans le canton de Mormant et l'arrondissement de Meinn; c'était une paroisse du diocèse de Sens, au xir siècle. Il y avait à Courtomer deux seigneuries distinctes, qui relevaient toutes deux du Roi à Melun et qui devaient entrer successivement dans le domaine de Saint-Germain-des-Prés.
La première appartenait antérieurement à l'abbaye de Gîteaux; Charles de Louvi.ère, seigneur de Chatel et de Nangis, l'avait amorti en 1480, moyennant 488 écus d'or en laveur des moines, qui l'avaient jointe à leurs seigneuries de Cordoux, Floris et la Fermeté. Comme nous l'avons dit, ils cédèrent le tout, en 1490, à l'abbaye de Saint-Germaindes-Prés, pour se décharger de 339 livres de rente annuelle sur les 400 livres qu'ils devaient lui i»ayer au remboursement du prieuré de Gilly 2.
La seconde seigneurie, comprenant un château avec donjon et fossés, appai'tenait, en 1320, à Ayoul-Guy-Briard de Villepesde, chevalier. Elle était, au commencement du xvjr siècle, en la possession de la famille de l'Hospital, qui la vendit aux Bénédictins de Saint-Germain-des-Prés. Le château avait été démoli et il n'en restait plus que des ruines.
La seigneui'ie de Courtomer se trouva donc réunie en entier aux mains des religieux de Saint-Germain-des-Prés. En 1500, le cardinal de Tournon, abbé d(3 Saint-Germain, comparut, par procuration, à la rédaction de la coutume de Melun, comme seigneur de Courtomer. Les 283 arpents de terre, qui constituaient le domaine de ces deux seigneuries, étaient divisés en deu.x lermes, celle des Bordes et celle de Paradis, dont il a été question ci-dessus.
1 D. Poirier, Bif). nat. ms. fr. -208-i8, j). m.
2 Anh. nat. S. 29i.-i.
ESMANS.
Cette localité, qui taisait partie autrefois du j)ays et du diocèse de Sens, et qui est maintenant située dans le dé])artement de Seine-et- Marne, arrondissement de Fontainebleau, canton de Montereau, était une des anciennes et importantes dépendances de l'abbaye de Saint- Germain. Elle est mentionnée, comme telle, dans le récit de la translation du corps du saint patron. Elle tigure dans le Polyi)tique de l'abbé Irminon, qui va nous faire connaître l'imiiortance primitive du domaine monastique de JEmanto.
Nous y voyons que les religieux y possédaient une seigneurie avec château et bâtiments d'exploitation en quantité suftisante; huit corps de domaine, comprenant trois cent quatre bonniers; soixante-six arpents de vieille vigne, auxquels vinrent s'ajouter (juatorze arpents de jeune vigne plantés par l'abbé Irminon, itroduisant en tout six cents muids de vin; une t'orèt ayant approximativement (juatre lieues de tour et suffisante pour la nourriture de cent porcs; soixante-dix arpents de pré, d'où l'on pouvait retirer tous les ans cent cinquante charretées de foin; j)lus (piatre moulins, produisant de cens annuel cent cinq muids de grain, deux sols et deux oies. Ils avaient de plus une église bien bâtie et soigneusement pourvue de tout ce qui est nécessaire au culte (cum omni apparatu dUigenter constructam) , avec la maison du prêtre et les dépendances suffisantes; à cette église étaient attachés cinq hôtes, qui payaient annuellement neuf poulets, quarantp-cinq (eufs et devaient, par semaine, deux jours de travail, moyennant la nourriture. Le monastère tirait du domaine de l'église un cheval, à titra de don.
Puis vient la liste des vassaux avec l'indication de leurs diverses situations, de leurs possessions et des devoirs de toutes sortes, auxquels ils étaient tenus envers l'abbaye. En tête, figurent les officiers et fonctionnaires : le maire Ermencerius, colon, qui tenait deux manses ingénuiles et ne devait de redevance qu'un cheval ; le t'^//<;^r/V?' Alberius, colon, qui tenait un manse ingénuile et qui était exempt, à raison de son service, de toute autre redevance que le labour et l'ensemencement d'un ansange (anlsingami de terre et le labour de deux perches pour les semences du printemps; le doyen Aimeradus, colon, qui tenait un manse ingénuile et était exempt de toute redevance à cause de son
service^; le meunier Grimbaldus, colon, (|iii tenait la inoitif'' d'un manse ingéniiile et était exempt de toute redevance à cause de son service; et entin un colon Adrianus, sans indication de fonction ou de profession, qui tenait un manse ingénuile et, à titre de salaire ou de récompense ipropter mercedis causanii, ne devait d'autre redevance ([ue le labour et l'ensemencenienl d'une ansange et de deux perches pour les semences de printemps. A la suite, sont énumérés tous les colons et leurs familles, avec l'indication de leurs possessions et de leurs redevances. Ainsi le colon Salvius, ([ui tenait un manse ingénuile contenant douze bonniers de teire arable, cinq arpents de vigne et un arpent de pré, devait, pour la taxe militaire, quatre sols d'argent ou quatre moulons, ou la moitié d'un bœuf, deux muids d'avoine et deux muids de vin; pour la dîme du vin qu'il récoltait, sur 20 muids il en devait un; tous les trois ans, une brebis avec son agneau, trois poulets et (luinze œufs. Il devait labourer trois perches de terre pour les semences d'hiver et deux pour celles du printemps; il faisait les charrois qui lui étaient ordonnés, faisait les travaux pour un arpent de vigne et battait douze muids des grains des seigneurs. Ce dénombrement, (jui comprend tous les vassaux de l'abbaye résidant sur les territoires d'Esmans, de Villetay et de Fontaines, se résume ainsi : « Il se trouve dans Acmant 41 manses ingénuiles et demi, » qui paient pour la taxe militaire Ififi sols d'argent, soit 166 moutons, n Srî muids de vin, 83 muids d'avoine, tous les trois ans, 41 brebis « avec leurs agneaux, 321 poulets, 1603 œufs et o sols de cens ^. »
Notons ici une donation d'un genre tout spécial, (jue nous ti'ouvons inscrite dans l'espace lii)re au bas d'un folio du Polyptique, et dont l'écriture lui assigne une date de peu postérieure à celle du manuscrit : « Un seigneur, du nom de Haginon, donne, sur la prière de Brunard, » son serf, la fille de ce dernier, Adhuide, à Saint-Vincent, à Saint- » Germain et aux frères qui servent Dieu dans ce monastère, pour le « salut de son âme, afin qu'ils intercèdent pour lui et ses descendants » auprès du Seigneur ■^ »
1 Pour déterminer la nature des attributions de ces officiers, nous nous rapportons à ce qu'en dit M. Longnon dans son introduction au Polyptique : le maire exerçait dans la population des fonctions judiciaires : il était lintermédiaire entre elle et les seigneurs; le doyen était un colon chargé de l'administration de la culture des terres seigneuriales; pour le cellérier, fonction tirée sans doute des monastères iîénédictins, il devait être chargé de recueillir pour le seigneur les redevances en argent ou en nature.
2 Polypt. Irminon, p. 2o8-26.o.
3 Id., p. 'im.
L'ahlté Hildiiiii, dans le partage qu'il lit des biens de l'église de Sainl-Gennain, atVecta la terre d'Esmans à la mense conventuelle pour l'entretien et le vêtement des moines; ce partage fut contirnië par uu diplôme de Louis le Débonnaire, en 829.
Le château d'Esmans devait être très Ibrtifié, et son éloignement de Paris le mettait à l'abri de bien des dangers. C'est là (lue vinrent si; réfugier, aiii'ès s'être arrêtés à Combs-la-Ville, l'abbé et les religieux de Saint-Germain, en 857, lorsque, à la nouvelle de raj)proche des Normands, ils abandonnèrent leur monastère, exposé sans défense à la rapacité des l)arbares, et allèrent chercher un refuge, où ils pussent abriter leurs personnes et leurs trésors les plus précieux. Parmi ces derniers était la châsse renfermant les reliques de saint Germain; ils la déposèrent dans l'église d'Esmans, où elle fut l'objet de la dévotion des habitants de la contrée et où se produisirent plusieurs guérisons miraculeuses rapportées par Âimoin, moine de Saint-Germain , qui affirme en avoir été le témoin oculaire. Les religieux et leur précieux trésor demeurèrent à Esmans jusqu'en 861, époque où ils purent regagner leur abbaye ^
Comme pour la plupart des localités de cett(^ contrée, l'histoire est absolument muette sur les destinées d'Esmans, du ix*" au xuc siècle. Quand les archives nous permettent de reconstituer le passé de cette dépendance de Saint-Germain-des-Prés, nous la trouvons érigée en prieuré, puis en prévôté, et manifestant son importance par la qualité des personnages, qui eurent à traiter avec elle. Nous nous bornerons à signaler ici la reine Adèle, mère de Philippe-Auguste, qui signa, en 1201, avec l'abbé, au sujet d'Esmans, une transaction, dont nous aurons à |»arler avec ])lus de détail en traitant de la seigneurie temporelle de cette localité. Nous renvoyons également à ce chapitre une importante et intéressante discussion, soulevée vers 1246 contre les religieux par les habitants d'Esmans au sujet de certains de leurs droits seigneuriaux et terminée i)ar une transaction amiable, en 1258, l'acquisition par les religieux de l'avouerie et de la mairie d'Esmans et l'affranchissement octroyé par l'abbé de Saint-Germain aux habitants, en 1289. Nous nous contenterons ici d'indiquer les divers accroissements du domaine de Saint-Germain-des-Prés et les événements les plus importants de son histoire.
Le 29 septembre 1268, se présentait devant l'ofticial de Paris dame Asceline, tille de feu Simon d'Esmans, chevalier, et veuve d'Etienne
1 Di'PKÉ. Esmams, Notice historique.
(le Mai'cilly, éciiyer; elle « s'étail i'cimIik^ sd'iii' dans h* monastère de » Sainl-Gerinain-des-Prés et, après avoir lait les vœux d'usage, » elle venait, devant l'autorité ecclésiastique, faire cession à l'abbaye, qui la recevait dans sa famille spirituelle, de tous les biens meubles et inimeubh'S, prés, vignes, cens, fiefs, corvées et droits, qu'elle possédait au territoire d'Esmans ^
Au mois d'août 1277, messir^ Jelian de Moustier, escuyer, et dame Ysabeau, sa femme, cédèrent aux religieux, |)our 4 livres de rente, un tief, (|ui était tenu par messire Jehan de Vers, clievaliei' ^. Vers le milieu du xiv- siècle, Guillemin de Tillcy céda aux religieux une certaine étendue de terre et de pré, pour la somme de 110 livres et un septier d'orge, un chapon et un pain de six deniers tournois de rente annuelle, payable le lendemain de iSoël '. En 13o2, Jehan de Corbigny, grand prieur de Saint-Germain-des-Prés et prévôt d'Esmans, acheta de Reynault du Maroys son manoir, entouré de fossés, 8 arpents de pré, oO arpents de terre, 12 sols de menus cens et une droiture valant annuellement un septier d'orge, un chapon et une fraise (de viau), moyennant la somme de 440 florins à l'escu du coing du Koy. Le grand prieur donna cette propriété à l'abbaye, à la charge que les prévôts d'Esmans payeraient annuellement 18 livres à la pitance de l'abbaye. L'abbé Jean fit cession des 8 livres, auxquelles il avait droit sur cette rente, pour la célébration de son anniversaire solennel. Jehan de Corbigny demanda que, i)our la donation qu'il venait de faire, le monastère prît l'engagement d'instituer un anniversaire pour lui après sa mort ^.
Cependant, malgré ce développement de son étendue, le domaine d'Esmans subissait, durant cette période, le terrible fléau de la guerre. Les armées anglaises |)ortèrent la dévastation dans toute la contrée; car voici le ])assage que nous extrayons d'une déclaration de l'année 1372 : « L'estat de l'ostel d'Esmans est tel : le grant manoir, oii » anciennement avoit très fort lieu de massonnerie et de charpenterie, )) tout enclaux dedans fossés et eau, fut tout abatu et rasé par le » faict du Roy d'Angleterre ^. »
Comme nous venons de le voir, le prieuré d'Esmans avait été sui)|)rimé et cette dépendance de l'abbaye avait été transformée en
1 Arch. nat. L. 777.
3 Id. S. -29(W.
prévôté, c'est-à-dii'c donnée à lernif à certains religieux qui l'HX|>lûitaient à leurs risques et périls, moyennant les charges dont ils prenaient l'engagement vis-à-vis de l'abbaye. Le dénombrement présenté, en 1384, par l'abbé Kiehard des biens de son monastère, va nous taire connaître la situation d'Esmans à cette époque :
« Item, en la ville d'Emant, a un grant hostel notable et prevosté » baillée en ferme à l'un de nos religieux; et avons en la dite ville « liaulte justice moïenne et basse; et appartient an dit hostel envii-on )) viii'^^ arpens de terre; item, un bon molin l)aiHiier aux liostes et » et justiciables de la dite ville et hemiaux; item, environ xxiv livres » de rentes et cens à j)lusieurs jours en l'an; iteu), xxv arpens de » pré; la tierce partie des oblacions de la cure aux jours solemnes : » baillé tout ce ([ue dit est, au dit prevost religieux à terme à c livres » tournois, qui soloient valoir anciennement ij livres tournois; item, » le four de la dite ville bannier aus habitants; item, la disme de vin » d'icelle i)aroisse; item, le banc du lieu; item, environ iij muids » d'orge par an sur certains héritages et de costumes; tout ce baillé » au dit prevost parmi la dite somme; item, en la' dite ville et » territoire l'abbé et église ont le dismage des grains et champars » de la dite ville et hémiaux; lesquels valent à présent \ii muis (pii » soloient valoir i.x muis; item, un paast par manière de taile, qui » l)uet valoir environ ix livres ^ »
En 1467, Robert de l'Espinasse, ayant prodigué les biens de l'abbaye, en perdit l'administration pendant cinq ans. Il reçut, pour son entretien [tendant ce temps, la jouissance des terres d'Esmans et de Saint-Germain '^.
A la tin du xV siècle et au commencement du xvi' , nous voyons les religieux j)oui'suivi'e leurs eftbrts pour augmenter leur domaine territorial d'Esmans. Au mois d'octobre 1497, frère Jehan de Rozoy, prévôt d'Esmans, acheta, pour la somme de 90 livres tournois, à Pierre Renard de la Villeneuve-le-Roi et à Babelons, sa femme, « tout » l'héritage (pTils avaient ou pouvaient avoir en la ville et au terroir » d'Esmans ^. » Le 19 août 1511, l'abbé de Saint-Gerniain-des-Prés acquit du sieur Cinbroy, moyennant une diminution annuelle sur les cens dûs par lui, 38 arpents de terre, 30 septiers de froment de rente à prendre sur le moulin d'Esmans. Deux jours après, ce même abbé
1 A}'ck. nat. L. 7(50, ii" ^i). 0. oi Hoikg. Saint-Gerriiain, au XlY' siècle.
2 DrPRÉ, Notice historique sur Esri/ans.
3 Arch. nat. S. 2963.
se rendait acciue'u'eur pour son nionastèrc du moulin à Ibulon, situé entre Esmans et Fossart ^
Le 18 mai lol7, François P'" accorda aux religieux la sauvegarde royale « pour empêcher les gens d'armes de ne rien prendre, ni loger » sur les terres d'Esmans et de Saint-Germain-sur-Montereau, avec » leurs dé])endances ^. »
Guillaume Bri(,'onnet, évè(]ue de Meaux et abbé de Saint-Gerniaindes-Prés, affectionnait particulièrement le séjour d'Esmans et faisait du château sa résidence de prédilection. Il y mourut, le 24 janvier lo?)4, et, suivant le désir exprimé dans son testament, il fut enterré dans l'église, devant le maître-autel.
Les guerres de la Ligue, qui avaient si violemment sévi dans les environs de Paris, avaient beaucoup diminué les revenus de la mense conventuelle, dont la plupart des domaines avaient été dévastés. Les religieux, réduits aux dernières extrémités, tirent entendre leurs réclamations. En lo90, le conseil d'État détacha provisoirement de la mense abbatiale, pour leur en accorder la jouissance et sul)venir à leur détresse, les terres de Dampmartin, de Villeneuve-Saint-Georges, d'Esmans et de Cachant ^.
Des baux de fermage passés successivement nous font connaître la valeur des diverses parties d'Esmans à cette époque. Le 24 mai 1318, les religieux donnèrent à bail perpétuel « le sault du moulin a draps » situé sur le ruisseau d'Esmant entre le chasteau du dit Esman, et le » grand moulin de Fossart, pour le prix de 10 livres de cens » annuel -*. » Le o mai 1530, le moulin de Fossard avec ses appartenances fut affermé pour une redevance annuelle de 6 muids de froment et de 12 deniers tournois, redevance (jui fut convertie plus tard (1672) en 670 livres ^.
En 1538, l'abbé de Saint-Germain-des-Prés afferma le revenu de la seigneurie d'Esmans pour le prix de 1240 livres par an ^.
La déclaration faite par l'abbé de Saint-Germain-des-Prés, le 8 juin 1348, nous décrit la seigneurie d'Esmans :
« 1" Le chastel et l'hostel seigneurial d'Esmans clos avec fossés. » Près de ce chastel sont la maison, granche, estables, bergeries,
1 Arck. nat. Lh. 11-46, p. lO.j.
2 Id.hL. 1146, p. 98.
3 DUPRÉ, ouv. cit.
4 Arch. nat. LL. 1 146, p. 98.
6 Id. LL. 1146, p. 100.
» cours, jardins, couldiuhifi- et fossés à itoissons, le tout clos de » murs et contenant 2 arpents de terre.
» 2" 260 arpents de terre labourable.
» 3" o arpents de pré.
» Ces maisons et terres avec prés, non compris l'bostel seigneurial, » sont baillés pour il mnids de grain, mesure d'Esmans. Os » il muids peuvent valoir 110 livi-cs tournois par an, à raison de » 10 livres le muid '. »
En 1678, Pelisson, administrateur du tempori^l de l'abbaye, protila des sommes qui étaient dues par Sa Majesté le Roi à la mense abbatiale, en raison du terrain cédé par l'abbaye, en vue de l'étalilissement de l'hôtel des Invalides, pour faire des acquisitions imitortanles à Esmans. Le 7 août, il se rendait acquéreur, au prix de 7547 livres, d'un domaine de 118 ar|)ents de terre lal)oural)le, sis à Esmans; le 7 noveml)re, il adjoignait aux possessions monasli(pies d'Esmans, pour le prix de 3600 livres, la maison et ferme du Fossard, on du petit Vimj)elle ^.
^'ous extrayons des déclarations faites par les religieux, en 1790, le tableau des revenus et des charges du domaine d'Esmans, (|ui appartenait, comme nous l'avons dit, à la mense abbatiale.
1" lŒVENUS.
La seigneurie.
« La ferme, les bâtiments en mauvais état, avec 300 arpents de » terre lai)onral)lr et (pielques pâtures, le tout affermé. . . 2000'
» La dixme 2400'
» Lods et ventes, année commune 200'
» Cens imj)ercevables, n'y ayant i)as de terrain.
Fossart.
« La ferme, les l)âtiments en assez mauvais état et terres » en déjiendant, le tout loué 1200'
» Le grand et le petit moulins loués 2175'
» Montmachoux.
» La grosse, menue et verte dixmes 1000'
Total. . . 8975'
1 Arch. nat. S, 2930.