‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 145 sur 261 · Id. LL. io43, p · texte numérisé non relu

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à 1437'. Gabriel Ratouillet, prêtre vicaire, ne fut pas plus heureux lorsqu’il réclama en i5o6 les dîmes de chanvre et de lin et employa la violence contre ceux qui refusaient de les lui accorder1 2. On reconnaissait que les dîmes appartenaient à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, puisque les tribunaux se prononcèrent maintes fois en ce sens. Le 19 janvier 1672, l’abbé de Saint-Germain obtint une commission pour obliger les manants de Yalenton de lui payer six pintes par muid pour la dîme et le cinquième setier pour le pressurage3.

Un document du 9 mai i533 nous montre qu’on payait environ le dixième pour la dîme des animaux; pour 45 agneaux on en donnait quatre 4 .

Seigneurie spirituelle.

L’église de Yalenton est dédiée à la sainte Vierge. Elle célèbre sa fête patronale le i5 août. La partie la plus ancienne de ce petit édilice est la nef: elle annonce la fin du XIVe siècle. Deux collatéraux fort étroits l’accompagnent. Le chœur, ouvrage des derniers siècles, a été bâti par les économats en 1787. C’est un carré parfait surmonté d’un grand dôme que couronne un clocher assez élevé. Cette église est pauvrement meublée. Vingt stalles forment son plus grand luxe. Elles furent données par l’abbaye de Saint-Germain et datent du XIVe siècle. Elles ont souffert pendant la Révolution. Il y avait trois cloches, mais deux ont été fondues comme tant d’autres, au temps de la fameuse tourmente de 1790. Celle qui reste est peut-être la plus ancienne des environs de Paris. Elle porte une inscription qui pourrait bien être du XVIe siècle5.

La cure était à la présentation de l’abbé de Saint-Germain-des-Prés, car nous savons qu’ Alexandre III confirma ce droit en 1 177.

Le 6 avril 1704, monsieur Lenoir, conseiller du roi en son grand

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