‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 189 sur 261 · LA MARCHE · texte numérisé non relu

LA MARCHE

La Marche faisait originairement partie de l’ancienne seigneurie de la Celle et du Chesnay. On comprend, par là même, les droits étendus qu’y avait Saint-Germain-des-Prés. Pour faciliter à leurs vassaux les moyens de servir Dieu, les religieux de ce royal monastère bâtissaient des églises. C’est ainsi que leur abbé, Jean de Vernon, fonda, vers 1299, l’église delà Marche. Elle fut dédiée à saint Leu et saint Gilles. Il donna, pour l’entretien du curé, deux muids de froment, un nmid de seigle et un muid d'orge, mesure de Saint-Cloud, à prendre dans la grange du Chesnay. Un nommé Renaud vint ajouter à cette dotation. Il donna au curé un arpent de vigne et six arpents de terre situés à la Marche, mais celui-ci devait payer à l’abbaye six deniers de cens avec les dîmes. L’évêque de Paris, Pierre de Nemours, fit dresser un acte par lequel il déclara que l’abbé de Saint-Germain aurait le patronage de cette église. Il fut convenu qu’il ne payerait que la moitié du droit de synode. On ne sait pas combien cette paroisse avait alors de

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