‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 71 sur 261 · Arch. nat. L. 754, n° ai · texte numérisé non relu

Arch. nat. L. 754, n° ai

a. Id. L. 77C.

WISSOIJS

Cette dépendance d’Antony, que nous voyons figurer dans la charte de 1029 sous le nom de Villa Otiosi et que des documents postérieurs désignent sous le nom de Hait Solz, fut érigée en paroisse séparée à une époque que nous ne pouvons préciser. Les évêques de Paris étaient seigneurs temporels et spirituels de la ville et de la majeure partie du territoire ; le reste de ce territoire relevait de la seigneurie des abbés de Saint-Germain. La juxtaposition de ces autorités voisines et ordinairement rivales produisit entre elles des contrats, des discussions, des procès et des transactions, qui forment le fond de cette localité dans les archives de Saint-Germain. Au XIIIe siècle, les unions entre les serfs des deux seigneuries nous permettent d’assister à l’exercice de ce droit de formariage que les religieux abolirent à celte époque dans la seigneurie. En i23i, des lettres de l’évêque de Paris notifient qu’il accordait « à sa femme de corps, Mellisande, fille de Maugrin de « Wissous », la permission de se marier « avec Noël Martin, homme de « corps de l’abbaye de Saint-Gcrmain-des-Prés », à condition que la moitié des enfants à naître de ce mariage appartiendrait à l’Eglise de Paris,. et l’autre moitié, à l’abbaye de Saint-Germain ; que si ledit Noël mourait sans enfants, ses biens meubles et immeubles appartiendraient à l’église de Saint-Germain; que si, au contraire, ladite Mellisande mourait sans postérité, ses biens devaient revenir à l’évêque; si enfin, pendant le mariage, les deux époux venaient à acquérir des domaines soit dans le territoire de l’abbaye, soit dans celui de l’évêcbé, l’évêque ou l’abbé sera tenu de s’en dessaisir au profit de l’autre, un an après la mort des conjoints1. Nous trouvons plusieurs transactions analogues, conclues entre les évêques et les abbés pour le même objet.

Mais dans la suite les actes que nous fournissent les archives revêtent un caractère moins pacifique. Les débats portaient en général sur le droit de pressurage, auquel les religieux de Saint-Germain voulaient

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