Enjalvin, I, p. io
a pouvoient avoir et avoient en leurs maisons des pressoirs esquels ils « amenoient chacun an les fruits et vendanges qu’ils cueilloient en « leurs vignes1. » Après avoir appelé de cette sentence au Parlement qui la confirma, les habitants de Wissous durent se soumettre; mais pour se délivrer d’une servitude qui leur était odieuse, ils entrèrent en négociation avec les religieux de Saint-Germain, et, par un accord conclu en i538, ils s’engagèrent à payer une redevance annuelle de 20 sols par arpent pour avoir le droit de pressurer où ils voudraient, « jusqu’à ce qu’on eût construit un ou plusieurs pressoirs proche le pont d’Antony2 ».
Mais cet accord, qui avait un caractère transitoire, ne mit pas fin à cette interminable lutte. A la fin du XVIIIe siècle, nous retrouvons les religieux, qui, par suite sans doute de la construction d’un nouveau pressoir bannier, étaient rentrés dans la plénitude de leurs droits, réclamant le paiement des arrérages dus pour les dîmes et le pressurage par les habitants de Wissous et ceux-ci s’y refusant. Le procès était déjà engagé, lorsque les partis recoururent à la voie de la conciliation. Par une transaction conclue le 9 octobre 1782, les religieux consentirent à supporter la moitié des frais du procès et à faire l’abandon définitif de leur droit de pressurage, moyennant un droit annuel d’abonnement de 4o sols par arpent que les habitants s’engagèrent à payer à leurs seigneurs.
D’après les baux à ferme, nous voyons que le domaine que possédait l’abbaye dans le territoire de Wissous comprenait 1 1 arpents. En 1790, les revenus que retirait la mense conventuelle de ses terres de Wissous se montaient annuellement à 236 livres. Les religieux y possédaient 1 1 arpents 3 quartiers 1/2 de prés loués à Pierre Dupressoir 3.