Arcli. nat. L. 766, n
Dans la suite, le moine Reinart fut investi .de la charge de Prévôt de Saint-Germain, et nous le voyons figurer en cette qualité dans des procès, soutenus devant la juridiction royale contre les usurpations de certains seigneurs delà contrée. En 1270, la seigneurie du Breuil devait payer 45 sols parisis de renie annuelle pour la célébration de cet anniversaire, qui, cent ans auparavant, avait été fixé à 20 sols1 2 3.
Dès le commencement du XIIIe siècle, de nombreuses donations vinrent restituer en partie les biens que l’abbaye avait perdus dans cette région pendant la période précédente. En 1200, Geoffroy Curial, chevalier de Senlis, gentilhomme de la Chambre du Roi, donnait à l’abbaye de Saint-Germain la moitié de la grange du Breuil en pure aumône et lui vendait le reste au prix de 43 1 livres parisis. Quelques mois après (3i octobre 1200), le Roi confirma la donation et la vente que son chambellan venait de faire aux religieux*.
En 1209, des lettres de Pierre, évêque de Paris, munies de son sceau, notifient qu’en sa présence le chevalier Tierry de Droison avait donné à l’église de Saint-Germain la cinquième partie des dîmes d’Epinay, de Savigny et du Breuil et lui avait vendu le reste pour 27 livres parisis '.
Celle même année, une noble dame Anne deu Brel donna en aumône aux religieux 6 mines de blé à prendre sur le fief du Breuil, avec l’assentiment de Ricard, maire de Morenci, qui possédait ce fief, et d’Adam Choisel, duquel il relevait4.
En 1 2 1 1 , Wilhelm de Guillerville consent, en qualité de seigneur féodal, à la donation faite en aumône à l’église de Saint-Germain par Pierre, fils d’Ansold dcX illiers, de la 5e partie de la moitié du moulin du Breuil et de la vente du reste de celle même moitié, au prix de 160 livres parisis. Le seul droit que se réservait le donateur, pour lui, sa famille et ses vassaux de \ illiers, était un tour privilégié, quand ils viendraient pour moudre leurs grains. Ce^te charte est munie du scel et du conlrescel du sire de Guillerville5.
En 1222, Renaud, maire du Breuil, et Aalis, son épouse, vendirent