hl. L. 76a, n
Bouill.vrt, Delisle, Philippe-
au monastère de Saint-Germain les droits qu’ils avaient au Breuil sui les dîmes du blé et du vin.
Encouragé par les accroissements multiples et importants du domaine du Breuil, l’abbé Simon résolut d’y transporter le centre de leur donation dans la contrée ; il fit, en conséquence, bâtir somptueusement une seconde seigneurie dans les environs de la grange du Breuil. Cette construction est mentionnée dans son épitaphe, parmi les œuvres qui illustrèrent son abbatial.
A partir de celte époque, les donations diminuèrent et finirent par cesser complètement, soit que la dévotion des fidèles fut moins vive que par le passé, soit qu’elle se portât de préférence vers d’autres établissements religieux plus dépourvus de ressources et répondant plus spécialement aux besoins de celte période. Les archives ne nous font assister qu’aux luttes et aux procès qu’eurent à soutenir les religieux pour le maintien de leurs droits et de leurs prérogatives contre des prétentions rivales. Parmi les affaires que mentionnent les registres de la justice du Breuil, nous nous contenterons de signaler la condamnation, par la cour prévotale de Saint-Germain-des-Prés, de deux hommes du pays qui avaient assassiné, en 1278, messire Berthaut, le curé d’Epinay. Les meurtriers furent ramenés au Breuil pour y subir leur peine. Sous les yeux de l’abbé Girard de Mons, qui, en raison de la gravité du crime, s’était rendu sur les lieux et présidait à cette exécution, ils furent traînés sur la claie dans les rues du bourg et pendus derrière l’orme planté entre Epinay et le Petit-Vaux1.
Pour donner une idée des diminutions de revenus supportées par l’abbaye dans ses dépendances d’Epinay, nous donnons ici l’article du dénombrement de i384 qui s’y rapporte :
« ... Item, en la ville de Bruel, un hostel, un colombier, un petit estant, un molin, toute justice haulte, moyenne et basse, un pressouer bannier et un autre en la ville de Savigny bannier; environ xl arpens de pré, vi arpens de Saulsaies ; environ xxxn livres de menus cens et rentes à plusieurs jours : la grandie de Haut et le colombier; environ vi vingt arpens de terre ; environ xn arpens de vigne, le tout loué xii vingts francs, qui souloit valoir cccc livres parisis de ferme chascun an; laquelle est ainsi dyminuée par les guerres2.