IV. — HOPITAL DES INCURABLES, RUE DE SÈVRES
Fondé par le cardinal de la Rochefoucauld, en 1634, il fut doté, dès son origine, par quelques personnes charitables. En approuvant cet établissement, l’abbé de Saint-Germain le déchargea des droits de censive pour autant de temps qu’il conserverait sa destination première. Il se réserva de nommer, pour le desservir, le prêtre qu’on lui présenterait, s’il le trouvait idoine, de lui accorder le pouvoir d’administrer tous les Sacrements, hormis le baptême et le mariage, et la faculté de recevoir le testament des malades. Le prélat permit encore aux administrateurs d’infliger le fouet, le carcan, la prison aux domestiques négligents ou coupables, et leur concéda le droit de juger les différends, dont la valeur n’excéderait pas cent livres. La règle était d’admettre dans cet hospice les malades sans fortune, sans parents, affligés de maladies incurables, qui ne pouvaient trouver asile ailleurs. On recevait plus facilement les gens âgés; car on procurait ainsi une fin chrétienne à un plus grand nombre de personnes. D’après un rapport d’une visite canonique faite dans l’hôpital, en 1664, par le prieur de Saint-Germain, nous voyons qu’il y avait vingt-neuf religieuses pour prendre soin des infirmes. Suivant Bouillard, le fonds de l’hôpital consistait d’abord en dix arpents de terre. Gomme, plus tard, il augmenta d’une façon notable, les administrateurs offrirent à l’abbé d’en payer les droits d’indemnité; mais il leur en fit remise, à condition qu’il y aurait deux lits à sa disposition. Le contrat en fut passé, le 16 janvier 1665.
1 COC MURIS, III, 182.