‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 87 sur 121 · FONTENAY-AUX-ROSES · texte numérisé non relu

FONTENAY-AUX-ROSES

La seigneurie de Fontenay, comme nous venons de le voir, fut associée à toutes les destinées de celle de Chatillon, avec laquelle elle confinait. Nous n’avons donc, pour compléter son histoire, qu’à en donner la composition, telle que nous la trouvons dans un dénombrement de 1521 :

« 1° Hostel seigneurial avec jardin, situé au bout du village vers

1 Arch. nat. LL. 1043.

2 Document original, 5 pages in-fol. Catalogue Voisin 1900.

3 Arch. nat. LL. 1027.

4 Id. LL. 1027.

5 Bit), nat. ms. fr. 20.848, p. 19.

» Bourg-la-Reine, le tout contenant 2 arpents, sur lesquels il y avait » 82 sols de rente à percevoir; moyenne et basse justice;

» 2° Il y avait à Fontenay un maire, un greffier, un procureur fiscal, » un sergent, un geôlier et autres officiers pour exercer la justice. » Ils peuvent cognoistre de tous cas en première instance; l’appel se » fait de cette justice au bailli de Saint-Germain ;

» 3° Plusieurs maisons, masures, jardins, terres, vignes, prés, saul- » sayes, sur lesquels héritaiges Saint-Germain percevait annuellement » des cens et rentes foncières jusqu’à la valeur de 10 livres ou environ ;

» 4° Droits de los, ventes, saisines, amendes;

« 5° Cinq arpents de vigne sur le chemin allant de Fontenay à » Bourg-la-Reine, près le village de Maulan, valant 8 livres par an;

» 6° Sept quartiers de terre, appartenant à la pitancerie de Saint-Germain-des-Prés et tenant aux terres du seigneur de Sceaux, » au lieu dit le bas Blangis;

» 7° Une sablonnière d’un quartier et demi U »

En 1729, la seigneurie de Fontenay était séparée de celle de Châtillon et fut vendue à Jacques de Vin, marchand et bourgeois de Paris. Le 12 avril de cette année, le nouveau propriétaire du fief, s’étant, transporté à l’abbaye de Saint-Germain, « s’est mis, nous dit le procès- » verbal dressé à cette occasion, en devoir de vassal, sans épée ni » éperons, tête nue, un genou en terre et a déclaré aux Pères Céléner » et Procureur du monastère qu’il leur faisoit et portoit foy et » hommage, dont il estoit tenu à cause de son fief, sis à Fontenay-aux- » Roses sous Bagneux, suivant l’acquisition qu’il en avoit faicte de » Nicolas Soullet, secrétaire du Roy, par contract du 3 août 1715 1 2. »

Pas plus qu’à Châtillon, les religieux n’avaient de droits spirituels à Fontenay. Vers 1519, le curé de Saint-Pierre de Fontenay eut des difficultés avec les religieux, à qui il réclamait les dîmes de toutes choses 3. Les archives ne nous ont conservé que la mention de cette discussion, sans nous en dire le résultat. Mais nous en concluons la complète indépendance du curé de Fontenay à l’égard des Bénédictins.

La déclaration de 1790 porte que la mouvance du lLef de Saint- Germain possédée par monsieur Devins, président à la Chambre des Comptes, n’a point produit de droits seigneuriaux par mutation depuis 75 ans. Rente de 18 livres 15 sols 4.

1 Arch. nat. S. 297(5, LL. 10(58.

2 Tkoche, Ouv. cit.

3 Arch. nat. L. 777,

4 Bib. nat. ms. fr. 20.848, p. 19,

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