I. Arch. nat. LL. 1128, p. 491 ; LL. io44, p
la célébra. Il fît l'eau bénite, présida la procession, bénit le pain présenté à l'offertoire, reçut les offrandes, annonça le prône, distribua la communion aux paroissiens et remplit toutes les autres fonctions curiales. Le sieur Roger l'assistait comme diacre. Les choses se passèrent de la même manière aux secondes vespres. Avant son départ, le R. P. Bourgoin remit à Guillaume Piffret, principal marguillier, l'argent qu'il avait recueilli, pour qu'il fût employé au profit de l'église'.
Le vicaire perpétuel ne montra pas toujours la même soumission et la même déférence envers les moines de Saint-Germain. Il demandait qu'on enlevât leur banc du chœur et qu'on mît à la place une chaire pour le célébrant. Les Bénédictins ne pourraient s'y asseoir qu'aux quatre fêtes solennelles de l'année. La chose fut portée devant le Grand Conseil, qui statua contrairement aux désirs du sieur Roger. Il lui défendit de troubler les religieux dans la possession de leur banc. Lorsque les religieux seront absents, dit la sentence, la place d'honneur n'appartiendra point au sieur Roger ; il se placera à gauche dans le chœur. 11 aura soin de recommander les religieux aux prières du prône, après le roi, la famille royale, et l'archevêque de Paris, sous peine d'être privé de son temporel. Le jugement accordait encore aux religieux et à leurs officiers les honneurs et préséances de l'eau bénite, de la paix et de l'encens, et interdisait au vicaire perpétuel de prendre à l'avenir le titre de curé (26 juin 1669)'.
Les choses en étaient là, lorsque survint un nouvel incident. Nous trouvons le fait exposé tout au long et nous en donnons le récit tel qu'il existe. Le procès-verbal que nous citons est ainsi conçu : « Ce jourd'hui, 2 mars 1670, sur les 3 à 4 heures après midi, pendant les vêpres, un prestre revêtu de la soutane, d'un surplis et bonnet quarré, lequel, après avoir fait sa prière devant le crucifix de l'église, a monté au pied du ballustre du grand autel, oîi étant à deux genoux. Jacquet Ilerlan, premier marguillier en charge, est venu avertir le père Joseph Anne, religieux et procureur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés qui était dans la première et principale place du chœur, en entrant, à main droite, qui est la place ordinaire de messieurs les vénérables religieux du couvent de Saint-Germain, pour venir donner la bénédiction au susdit prêtre, en qualité de curé primitif, avant de