Ville-Haymon ou Villaines, comttlurle de Mac
i3" Les gens d'x\ntony et de ses dépendances seront tenus de satisfaire aux autres coutumes. L'année où le Roi lèvera ses sols, si l'impôt dépasse cent lives, les habitants devront payer cet excédent qui sera réparti entre les divers particuliers par les mêmes délégués et de la môme manière que l'impôt de cent livres'.
Les habitants d'Ântony, malgré l'affranchissement qui leur avait été concédé, témoignèrent dans la suite un esprit d'indépendance accentué vis-à-vis de leurs seigneurs. A deux reprises ces derniers durent obtenir, en iSôg et en 1898, des lettres royales pour obliger leurs vassaux d'Antony à payer la rente de 100 livres parisis stipulée dans la charte de manumission'.
Plus tard les calamités de la guerre contre les Anglais ayant épuisé les ressources du pays, la redevance annuelle des 100 livres constitua une charge écrasante. Charles VIT écrivit à l'abbé de Saint-Germaindes-Prés, pour qu'il prit en pitié les habitants d'Antony qui se trouvaient dans l'impossibilité de payer et menaçaient de quitter la ville. Ce serait grand dommage, ajoutait le Roi, car ce lieu désert serait un passage dangereux sur la route de Paris ; si l'abbé diminuait les charges qui pesaient sur ce pauvre peuple, il ferait une chose agréable à son Souverain \ Quel fut le résultat de cette haute intervention ? Nous l'ignorons. Mais il est probable que le désir d'être agréable au Roi et le souci de ses propres intérêts engagèrent l'abbé à faire l'abandon en totalité ou en partie de ses droits. Nous ne trouvons plus de traces dans la suite de la redevance des 100 li\Tes parisis.
Ce ne fut pas la seule circonstance où l'autorité publique intervint pour protéger les habitants d'Antony contre les revendications de leurs seigneurs. Le 25 avril i3i2, le Parlement confirmait sur appel une sentence du prévôt de Paris qui défendait aux religieux de Saint- Germain-des-Prés d'empêcher les habitants d'Antony de vendanger au territoire de cette ville sans la permission des dits religieux et hors des temps fixés par eux *.
Les habitants d'Antony n'étaient pas les seuls avec lesquels les pré-