‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 56 sur 268 · Id. LL. iii6, p · texte numérisé non relu

Id. LL. iii6, p

Renaud, évèqiie de Chartres, voulut le leur contester. 11 reconnut bientôt son erreur et proclama les droits des Bénédictins*.

Goslène de Lèves (iiZiq-oô) et son successeur, Robert III (ii56-6/i), d'éterminèrcnt les relations du curé de la paroisse et des religieux. L'accord passé en cette circonstance a trait au partage des offrandes et de la dîme, l'assistance aux olTices et le payement du gros.

Les Bénédictins célébraient avant ou après le curé. Lorsqu'ils chantaient la messe avant ce dernier, ils partageaient avec hii les honoraires ou offrandes. Il n'en était pas de même dans le second cas. Le partage n'existait plus, et le curé ne recevait rien, excepté aux cinq fêtes solennelles de l'année, où tout devenait commvm pendant la journée entière. Les religieux se réservaient les offrandes en nature ou en argent qui se faisaient à l'occasion de la saint Nicolas. Ils avaient droit aux deux tiers des chandelles offertes dans le cours de l'année. Cependant ils ne prenaient que la moitié de celles qu'on recueillait en la fête de saint Barthélemi, et, si elles faisaient défaut, ils partageaient avec le curé le cierge bénit. Si le curé devait aux Bénédictins la moitié de ce qu'il recevait à l'occasion des messes qu'il célébrait, il pouvait conserver pour lui tous les droits de baptême et la quête des œufs.

Les religieux avaient en propre la dîme de la Charbonnière (?) (décima de Cardonnello), et les deux tiers des menues dîmes. Le curé se contentait de la dîme du pré (décima de Domni ciiria 7) de Dancourt, du tiers des menues dîmes et de deux septiers de blé, que les Bénédictins lui fovn-nissaient chaque année. Les dimanches et jours de fêtes, il devait célébrer rofficc des matines et la messe matinale pour la population dans son église de Saint-Nicolas. Ces mêmes jours et la veille, il se voyait obligé, autant que ses occupations le lui permettaient, d'assister à la procession, à la grand'messe et aux vêpres des religieux. Il lui était défendu de sonner ses vêpres avant les vêpres des moines. Les Bénédictins lui donnaient pour son gros i4 septiers et demi-mine de blé, 8 septiers et demi-mine d'orge, 8 septiers d'avoine, à la mesure de Septeuil. Quels privilèges avaient les religieux de Saint- Germain-des-Prés relativement aux infâmes ? Nous ne le savons pas explicitement. Peut-être voulaient-ils avoir seuls la faveur de bénir les malades ou de leur procurer le sacrement d'extrême-onction, comme

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