I. Arch. nat. L. 765, n" ig
la fin du XIIP siècle, un véritable J«/\y appelé à intervenir dans une question civile et manifestant son indépendance, en condamnant les prétentions des officiers royaux. Du reste, c'était aux rois qu'avaient recours les religieux pour se protéger contre les entreprises de ses représentants. C'est ainsi que par ses lettres patentes du i^"" mars 1882, Charles Yl maintenait l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dans ses droits de haute justice sur le village du Breuil, contrairement aux prétentions du prévôt de Montlhéry*. Notons simplement un procès soutenu devant les tribunaux royaux par les Bénédictins de Saint- Germain contre ceux du prieuré de Longpont, au sujet des eaux de la rivière d'Orges, et le jugement qui vint délimiter les droits de chacun et fut confirmé par lettres patentes de Philippe VI (lA mai i3/|o)^.
La période de guerre contre les Anglais fut désastreuse au point de vue de la prospérité de l'abbaye de Saint-Germain. Pour réparer les conséquences des pillages successifs du monastère et de ses dépendances et fournir aux subsides exigés par les rois pour l'enlretien de leurs troupes, les abbés furent contraints d'aliéner ou d'engager plusieurs de leurs domaines. La terre du Breuil fut engagée, en iSgo, à un certain Michelin Double, qui en jouit comme seigneur viager jusqu'à sa mort, arrivée dans les premières années du XV*' siècle. La seconde période de la guerre de Cent ans fut, par suite de l'occupation du donjon de Montlhéry par les ennemis, particulièrement lamentable pour ces contrées, qui furent pillées, rançonnées et finalement désertées par les habitants. Quand la paix permit aux religieux de venir reprendre possession de leurs domaines, ils trouvèrent le pays tout entier en friches et couvert de ces broussailles, qui lui avaient donné jadis son nom d'Epinay : après avoir rendu habitable leur château du Breuil, Is se mirent à l'œuvre et parvinrent, en distribuant les terres moyennant de très faibles redevances, à repeupler et à fertiliser le pays.
En 1622, l'abbé de Saint-Germain, Guillaume Briçonnet, présenta au Roi un aveu ou dénombrement de tous les biens que l'abbaye possédait dans le royaume. Nous y relevons les indications précieuses sur l'étendue et l'importance de la dépendance, que nous étudions : « La seigneurie du Breuil comprenant Epinay qui est la paroisse, le Petit