‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 159 sur 168 · Id., id., p · texte numérisé non relu

Id., id., p

б. Bouillart, Pièces justif., n' LXII, p. xliv.

vendiquaient respectivement sur l’église de Saint-Georges de Marolles*.

A partir de cette époque, l’église de Saint-Georges appartient sans conteste à l’abbaye de Saint-Jean de Sens, ainsi que le montrent trois autres textes.

Le 23 décembre ii32 Henri le Sanglier*, en ii45 Hugues de Toucy, archevêque de Sens1 2 3 4 5, le 21 juin 1 i52 le pape Eugène III4, lui en confirment la possession définitive.

Pour être vieux au XIIe siècle, il faut nécessairement que le Marolles de Charlemagne, de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve ait commencé à disparaître peu de temps après le règne de ces trois monarques.

M. Longnon pense qu’il faut attribuer la destruction de Marolles à l’oppression des seigneurs du pays et aux guerres intestines qui sévirent dans ces contrées, aux Xe et XIe siècles. En faveur de cette opinion, milite une charte de Thibaut, comte de Champagne, donnée à Provins, en 1 i4o, qui expose les exigences d’un certain Ililduin et la pauvreté des habitants découragés et devenus rares 5.

Cependant quelques paysans continuèrent à demeurer autour de leur église, et l’on vit, en 1168, l’abbé de Saint-Germain-des-Prés intervenir en leur faveur6.

Ce sanctuaire, quoiqu’il ne soit pas mentionné dans les deux pouillés de l’archevêché de Sens écrits à la fin du XVe siècle, ne fut cependant démoli qu’aux environs de 1680 ; mais évidemment il était abandonné depuis longtemps au point de vue pratique.

Deux villages appelés Marolles ont subsisté simultanément pendant quelques siècles.

Un acte du 12 août i6o3 a permis à M. Quesvers de retrouver l’emplacement du Vieux-Marolles. Il est ainsi conçu : « Jacques du Quesnay, écuyer, sieur de Pontville et de Vieil-Marolles, paroisse de Saint- Germain-Laval7. ))

Page 1