Arch. nat. LL. 1024, f. 5i v
G. Bouillart, op. cil., p. 96.
7. Bib. nat. ms., pièces originales, vol. 2412, dossier 54io3, pièce 24. — D’autres documents conservés aux Archives nationales confirment cette indication.
Peu après cette lecture, M. Quesvers remarqua entre Gourbeton et l’ancien château de Pontville un terrain de plusieurs hectares, qui s’appelle encore aujourd’hui la terre de Saint-Pierre. Or, la bulle d’Alexandre III mentionne l’église de Saint-Pierre du Vieux-Marolles : la tradition avait conservé le nom de l’église à défaut du nom du pays, disparu depuis six siècles. Il découvrit un chemin vert qui allait aboutir aux hameaux de Gardeloup, du grand et petit Buisson et de Laval lui-même, qui n’avait qu’une chapelle de secours. Ces villages, qui font partie actuellement de Saint-Germain-Laval, dépendaient autrefois du Vieux-Marolles. C'est le chemin qui amenait à l’église Saint-Pierre les habitants de ces hameaux, et bien que depuis fort longtemps il ne serve plus à son usage, il a conservé son ancien nom de chemin des morts *.
Une information faite, le 18 mars 1762, par Etienne Chineau, lieutenant du bailliage de Montereau, confirma ce qu’énonçaient des lettres patentes du 16 octobre 1761, que le fief de Vieil-Marolles, vulgairement appelé Pontville, n’était autre chose que la ferme de Pontville et ses dépendances qui relevaient de l’abbaye de Saint-Germain-des- Prés \
Nous savons l’histoire de l’ancien Marolles, nous connaissons l’endroit précis où il se déroula jusqu’aux événements qui marquèrent sa décadence ; il faut maintenant nous demander où les habitants allèrent cacher leur misère. Comme ils émigrèrent en très grand nombre, ne peut-on pas supposer qu’ils emportèrent avec eux le nom de la ville qu’ils désertaient ? N’a-t-on pas vu souvent la même chose se produire dans le Nouveau-Monde et des colons donner au lieu où ils se fixaient le nom de leur village primitif? Comme ils étaient sujets de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, il est permis de croire qu’ils cherchèrent un refuge dans un endroit soumis à la juridiction de cette communauté. Sur la rive gauche de la Seine se trouvait un endroit nommé Alsiacum, appartenant à ce couvent, comme l’atteste le diplôme de Charlemagne de 786 : « Portus quod est inter pagum Senonicum et Meledunensem, ab Alsiaco, villa præfati Sancti Germani 8. »
1. Dans ces pays, tous les chemins qui conduisent des hameaux à l’église du village s’appellent chemins des morts.