‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 17 sur 168 · XL VI · texte numérisé non relu

XL VI

et livré était exigible au bout de 4o jours et même de i5 jours, dans quelques localités privilégiées.

Corvées

Le seigneur réclamait de ses tenanciers libres et serfs non seulement une part de leur avoir, mais encore de leur travail. Ces sortes de servitudes, qui remontent peut-être aux Romains, avaient, à l’origine, pour objet l’entretien des voies publiques. Le suzerain demanda à ses sujets les mêmes services et leur mposa la culture de ses terres.

Les corvées proprement dites consistent dans un plus ou moins grand nombre de journées de travail (Jor riale ou journale, jornaria) consacrées au seigneur pendant l’année.

Considérées suivant la manière dont elles s’accomplissent, les corvées peuvent se diviser en deux groupes :

i° Les manœuvres ( manoperæ , manobræ, manaum operæ ), service personnel des hommes et des femmes.

2° Les charrois ou labours ( carroperæ , carragia ou carregia, carrala , carreclæ, car r alla, carragie, summagiæ ou surnmaria) , services rendus par les corvéables avec l’aide de chars, de charrues et de bêtes de trait.

D’autres dénominations ont un sens plus général et peuvent s’appliquer à l’un et à l’autre de ces deux groupes. Les principaux sont les suivantes :

i° Corvatæ, corveiæ corvadæ. corveamenta, corvagia , corro gatæ ;

2° Biennum, biannum , bidannum ou bidampnum, biegnium , en français bien, bian ;

3° Preces, precariæ , precataræ, en français prières.

D’après les objets auxquels elles s’appliquent, les corvées se répartissent en quatre classes :

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