Id., S. 3969, registre, pp
Sur ces entrefaites, Guillaume de Cluny passa de vie à trépas. Son successeur, Pierre d’Amboise (i48i-i5o5), fut invité à embrasser ou délaisser la cause de son prédécesseur. Simon Olivier, sergent du roi, se rendit à l’hostel du prélat, cuidant l'appréhender en personne, mais il ne put lui parler, bien qu’il fût présent.
Pour citer l’évêque à comparoir devant le sénéchal ou son lieutenaut, au jour du 27 mars, il prit une cédule signée de son saing manuel et l’attacha à l’entrée des appartements du pontife, 19 mars 1481. Nous inclinons à penser que le procès fut abandonné, car, à partir de cette époque, le prieur de Naintré ne paraît pas avoir été inquiété à cause des droits de procurations 1 . Les évêques de Poitiers attachaient du prix à cette redevance. Ils n’y renoncèrent que le 26 février i545, lorsqu’un arrêt du grand conseil raya Naintré des rôles de visitation et rendit à François Ledoux la jouissance de son bénéfice prioral qui avait été saisi, à la demande de l’autorité diocésaine2.
Jehan de Puigiraud eut à défendre le domaine de Saint-Vincent de Naintré contre les empiétements ou la malveillance de plusieurs voisins envieux.
C’est ainsi qu’Olivier Levrault voulut lui contester la propriété d’une pièce de terre contenant sine boicellées de semence, située au terroir de Corpin, tenant à la terre de monseigneur le vicomte de Chatellerault. Les prieurs de Naintré en jouissaient depuis fort longtemps et il n’y avait pas mémoire du contraire. Malgré cette possession immémoriale, Olivier Levraud osa prendre sur cette propriété plusieurs gerbes de froment. Jehan de Puigiraud était escolier estudiant à Poictiers.
Il implora l’assistance de Jehan de Morrhant, licencié en loix, commissaire gardien des privilèges de l’Université de cette ville. Celui-ci manda à un sergent du roi, le 19 juillet (i55i), de faire comparaître par devant lui sur la pièce de terre les deux adversaires. Si le sieur Levraud refusait de restituer ce qu’il avait dérobé, et de rétablir les choses en leur premier état, le sergent avait ordre de mettre la main du roi sur la propriété et d’ajourner l’usurpateur par devant Jehan Morrhant, en sa court et auditoire de Poictiers.
Simon Bourri, sergent du roi, remplit la mission qu’il avait reçue et convoqua les contradicteurs à se rendre sur la pièce de terre, le