‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 64 sur 168 · Arch. nat-, S. 2969, registre, f. 5i · texte numérisé non relu

Arch. nat-, S. 2969, registre, f. 5i

Regnier, sergent du roi, requis d’ajourner les coupables devant la court de Châtellerault, pour le a5 mars 1 485, s’acquitta de sa mission. Il rencontra seulement Julian Cailler, qui se porta garant pour les autres. Il lui signifia que Jehan de Puigiraut était maintenu dans ses droits et qu’il était défendu de le troubler dans la jouissance d’iceult. Les choses contencieuses furent placées en la main du roi ; Estienne d’Availle et Mathurin Bouer, nommés commissaires pour en percevoir les fruits, devaient en rendre compte quand mestier serait1.

Jehan Boudault et les autres défendeurs ne se présentèrent pas devant le tribunal, au jour fixé. Le prieur de Naintré comparut seul, en la personne de son procureur, Gabriel Lucas. Convoqués une seconde fois devant la cour de Châtellerault, au premier jour libre, sprès la Quasimodo, Jehan Boudault et Julian Cailler obéirent cette fois, et s’y rendirent personnellement (24 avril 1 485).

Le curé de Naintré connaissait les voies tortueuses de la procédure ; il résolut donc d’épuiser toutes les ressources de la chicane pour défendre et appuyer ses revendications. Avant tout ouvre de plait, il dut payer à Gabriel Lucas, procureur de Jehan de Puigiraud, cent onze sols, neuf deniers tournois, amende qu’il avait encourue, pour avoir failli à une précédente sommation judiciaire. Les lettres de scolarité qu’il obtint lui permirent de soumettre sa cause au conservateur des privilèges de l’université de Poitiers. Devant ce nouveau juge, il prit le garement 2 de Julian Cailler, son vicaire, et de Thibault, dit lacquais. Après avoir cité plusieurs fois en sa présence les deux parties et entendu leurs raisons, le gardien des privilèges de l’Université, Maurice Claveurier, trouva bon de procéder à une enquête. Il la commença, le (8 août 1 485), avec le concours de maistre Pierre Rogue, son adjoint. Il se transporte à cet effet au bourg de Naintré. De nombreux témoins viennent déclarer successivement ce qu’ils savent.

1. — Messire Jehan Vigier, prêtre, demeurant à Thuré et âgé de 45 ans, confirme tous les droits que réclame le prieur. Il les connaît, car il a été vicaire à Naintré, pendant quelque temps. Le prieur prend la moitié des mortuages pour tous les manans et habitans de Naintré, qui décèdent en la paroisse, qu’ils soient grands ou petits. 11 perçoit aussi la moitié de ce qui es prins à raison du sacrement de la dernière onction. Si aucun vient requérir le dit sacrement d’extrême-onction, iceluy vicaire ou curé est tenu

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