Bib. nat., ms. fr
1751-1783 Gabriel Lasseron.
1783- 1784 Faulcon.
1784- 1792 Claude Faverotte.
Administrateurs des biens du prieuré de Naintré
i53a Jean Basaunerie?, vicaire de Saint-Germain-des-Prés, et Henri Moiset, sénieur.
i6a3 Philippe Laurent, procureur de Saint-Germain-des- Prés.
1 634 Bernard Pattier, prieur de Nouaillé. i654 Félix Garlande, religieux de Nouaillé.
1664 André Liabœuf, prieur de Nouaillé.
1676 Jean Barré, cellérier de Saint-Germain-des-Prés.
1676 Barthélemy Calmard, procureur de Nouaillé. i683 Jacques Merle, religieux de Nouaillé.
1690 André Alamargot, religieux de Nouaillé.
1704 Jean Rousseau, religieux de Nouaillé.
1724 Léonard Petit, procureur de Saint-Cyprien.
1731 Jean Clément, procureur de Saint-Savin.
1733 Jean Clément, prieur claustral de Saint-Jouin-sous- Mauléon.
IY
Châteauneuf, plus tard Saint- Jean-l’Évangéliste de Châtellerault (Vienne)
Dépendance du prieuré de Saint-Vincent de Naintré
En continuant notre étude sur Naintré, nous voyons que vers le milieu du XII siècle, Hugues II, vicomte de Châtellerault, érigea sur le territoire de cette 'paroisse un château et une chapelle dédiée à saint Jean l’Evangéliste. Comme ce sanctuaire était éloigné, les religieux de Saint-Germain-des-Prés en confièrent la desserte aux moines de Saint-Savin. Ceux-ci rendirent avec complaisance le service qu’on
leur demandait ; mais avec les années, ils finirent par se croire les patrons du temple où ils venaient célébrer l’office divin.
Une vive contestation ne tarda pas à éclater. On fit appel au témoignage du fondateur. 11 déclara à Josse, archevêque de Tours, Guillaume Passavant, évêque du Mans, et Hugues de Montceaux, abbé de Saint-Germain-des-Pré, que les droits du monastère parisien étaient indiscutables. A l’entendre, les lépreux et les manans qui habitaient la place où il avait bâti dépendaient jadis de Naintré. Lui-même reconnaissait la juridiction de cette église et lui payait une rente annuelle de cinq sols. Cette attestation sembla probante et mit fin au procès. Ilelye, abbé de Montierneuf, et Guérin, abbé de Saint-Séverin de Chàteau-Landon, délégués pour juger ce différend, se prononcèrent en faveur des Bénédictins de Saint-Germain.
Ils leur confirmèrent le patronage de la chapelle de Saint-Jean l’Evangéliste, qui fut plus tard érigée en cure. Quand ce jugement futil rendu ? Nous ne le savons pas d’une manière exacte et nous sommes obligés de nous en tenir à la date approximative de 1 170, citée par Louis Bouillart 1 2.
Elle paraît assez vraisemblable si nous considérons la bulle d’Alexandre III, sanctionnant cette décision, que Jaffé fixe au 3o août d’une année comprise entre 1175-76 ®.
A quelle époque furent construits castrum novum et la chapelle de Saint-Jean l’Evangéliste ?
M. l’abbé Lalanne cite en effet, d’après les ordonnances du roi, tome XX, p. 212, un acte de Charles VIII reproduisant une charte de Louis VII, de 1 1 5 1 , signée d’un Aimery, vicomte de Châtellerault ; mais une lecture attentive de ce texte prouve qu’il y a eu une faute de copiste. Les signataires laïques que l’on trouve nommés au bas de ce document sont des personnages vivant au XIIIe siècle, comme Hugues de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoulême, Geoffroy Rançon, vicomte d’Aunay, etc.
Ils assistèrent sans doute à une confirmation de la Charte de Louis VII, donnée par saint Louis, vers 1242. Cet Aimery qui signa l’acte du pieux monarque n’est autre qu’Aimery IL
1. Arch. nat., L. 753, LL. 1024, p. 76. — K. 25, original, L. 776. — Monum. hist., n° 622. — Bréquigny, III, 412, 420. — Bouillart, p. 4a. — Bibl. de l’École des Chartes, t. IV, p. 172 ; LL. ii52, p. 92.