‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 86 sur 168 · Arch. nat., S. 2967. Abbé de Cugnac, op. cit · texte numérisé non relu

Arch. nat., S. 2967. Abbé de Cugnac, op. cit

bourgs et de la ville de Pons. Le seignenr de Jonzac avait le droit de faire vendre du vin au détail, un mois, chaque année, de la Madeleine aux foires d’août. Pendant ce temps le vin se vendait un ou deux deniers la pinte, en plus du prix ordinaire, et ce droit pouvait s’affermer 20 livres. Un autre bénéfice, estimé io livres, était réalisé sur les langues de chaque bœuf abattu et les nombles des pourceaux, et servait à entretenir la halle, qui coûtait plus de 20 livres par an. Après répliques et discussions entre les intéressés et les experts, il y eut transaction entre les trois frères. Tout fut apprécié et arpenté avec soin, et il fut décidé par les gentilshommes, agréés comme arbitres par les parties, et qui furent : Jean d’Asnières, seigneur de la Chapelle, et Micliaud Bouchard de la Bouchardière, que Jean garderait les seigneuries de Jonzac et Mosnac avec tous les droits et préclôtures ; Philippe, celle de Chaux et les paroisses de Saint-Germain de Vibrac et de Champagnac ; François, la baronnie de Cadillac, les paroisses de Saint- Morice, de l’Hospital et le mas de Réaux4.

Jean de Sainte-Maure fonda, le 2 octobre i5o5, le couvent des Carmes de Jonzac, dont les bâtiments acquis par la ville, à la Révolution, sont devenus le palais de justice, la gendarmerie et la prison. C’est sans doute depuis cette époque que la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel est devenue la fête patronale de Jonzac. Jean de Sainte- Maure se maria deux fois : en i5o5, avec Louise de Clermont de Dampierre, fille de Jacques de Clermont, seigneur de Dampierre-sur- Boutonne, et le 29 avril i5i6, avec Marie d’Archiac d’Availles. Alain et Antoine de Sainte-Maure, ses enfants, étaient issus de ce second mariage. Le même seigneur fournit un aveu à l’abbé de Saint-Germaindes-Prés, le 27 octobre i5o81 2. Jean de Sainte-Maure avait cessé de vivre en 1527. Le 10 février de cette même année nous voyons en effet sa veuve, comme tutrice de ses enfants, donner procuration aux fins de rendre hommage pour la châtellenie de Jonzac 3.

Le seigneur de Jonzac avait dans ses armes un lévrier. Il possédait des forêts, des champs, des prés, un château et des villages. Il recevait

1. Procès de liquidation. Original sur parchemin, appartenant à M. de Boisféron. Abbé de Cugnac, op. cit., p. a33. — Le duc d’Epernon, par le marquis de Dam- Pierre. Notice de M. de Braguchaye, publiée par la Société archéologique de Bor¬

deaux.

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