‹ Les Déplacements du Pole Monétaire et ses Conséquences Economiques de 1914 à 1923Chapitre 25 sur 37 · RO · texte numérisé non relu

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xes, mais dont le déficit de la balance des comptes est un élément dominant, se ralentit et il devient même possible d'arriver à une stabilisation des cours : tel a été le cas pour la France et l'Angleterre. Mais, à d’autres égards, cette politique est, pour eux extrêmement coûteuse. Les banques d'émission, auxquelles appartient la fonction de centraliser l’or, et de lui donner, sous la direction du gouvernement, la destination qu’exigent les circonstances, s’affaiblissent à mesure que leur encaisse décroît. Leur crédit propre devient de plus en plus solidaire du crédit de l'Etat, et peut même arriver à se confondre avec lui, situation qui n’est ni désirable, ni exempte de dangers. Enfin, les prix, ne reposant plus sur ce substratum solide que représente la convertibilité en or du billet de banque, perdent leur stabilité, et s’élèvent d’autant plus que la proportion des réserves à l’émission devient plus faible, ce qui ne va pas sans entraîner les plus graves inconvénients.

Dans les pays destinataires, l’afflux de l’or, contrairement à une opinion répandue, n’engendre pas une prospérité économique sans mélange. Si l’excès est un défaut en tout, cette maxime n’est nulle part aussi vraie qu’en matière monétaire. Sur les changes, l’accroissement dss réserves d’or n’exerce aucune influence, puisqu'il s’agit de pays créditeurs. Sur les banques d’émission ses effets sont complexes. L'augmentation de la réserve consolide leur situation, mais, passé une certaine limite, cet or, au lieu d’être un élément de richesse, devient une charge, s’il reste inactif dans les caves des banques. S'il circule librement à l’intérieur du pays, sans chercher à s’employer au dehors, on assiste à des phénomènes d’inflation qui, pour être d’origine opposée à ceux dont souffrent les pays débiteurs, n’en ont pas moins des effets très

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