PROFESSION
avant
quelle
la maladie
naissance
la guerre
oeuvre '?
a rinfirmile
LE CHOMAGE FORCE DES OUVRIERS BELGES
(Type de circulaire.)
Monsieur le Bourgmestre,
Vous recevrez , par la presente, ordre de citer les personnes suivant liste
ci-jointe, de se presenter
chez M. le Bahnmeister, a la gare.
Dans le cas que l’un ou V autre ne deer ait pas se presenter au lieu et a la date indiques, il sera clierche par la palrouille militaire et en outre puni.
II s’agissait done bien d’un systeme, dont l’application se poursuivait methodiquement, et sans qu’il fut possible de remedier aux consequences qu’elle entrainait.
En presence des nombreuses protestations qu’eleverent, au cours de ces evenements, les membres de la Deputation permanente et les mandataires communaux, l’autorite occupante avait tente de se justifier en alleguant le souci qu’elle avait de sauvegarder les finances publiques et en pretextant qu’il s’agissait de travaux dont l’opportunite n’etait pas demontree. L’ enumeration ci-apres et les chiffres des depenses effectuees etablissent cependant que, grace d V intervention du Comite national, 1’execution de ces travaux si profitables aux inlerets de la province, n’a compromis en aucune fa$on les finances communales.
Pendant la guerre, en effet, ii a ete execute :
750 kilometres de chemins vicinaux, etablis ou ameliores, desservant 18.000 hectares de forets et 25.000 hectares de terrains de culture.
625 hectares de terrains fangeux ont ete assainis, et les etudes sont faites pour 275 hectares.
II a ete effectue 1.100 hectares de plantations nouvelles.
II a ete construit 3.000 fosses a fumier et citernes a purin, pour le plus grand profit de l’hygiene publique et du progres agricole.
II a ete execute des amenagements de cimetieres;
Des distributions d’eau;
Des ameliorations d’etables;
Et toute une serie d’entreprises de meme interet.
Les travaux realises a ce jour ont necessite une depense de 9.540.000 francs, representant presque exclusivement des salaires, et dans lesquels les Pouvoirs publics, province, communes et Etat n’ont eu a inter venir qu’h concurrence de 1.790.000 francs.
II etait bon de placer sous les yeux du lecteur, en meme temps que ce Memorandum, quelques-unes des pieces justificatives y annexees. On en trouvera d’autres analogues aux Annexes (Voir chap. XVI). Ces documents peignent sur le vif les procedes administratifs successivement mis en oeuvre pour enlever, un a un, aux administrations communales tous les moyens de preter aux cho-
LES DEPORTATIONS BELGES
meurs une assistance reguliere par des travaux utiles, presque sans charge pour les finances locales.
On remarquera que les interdictions de « travaux pour chomeurs » sont toujours accompagnees d’offres imperatives de travail industriel allemand, de telle maniere que les communes sont soumises a un veritable systeme de marchandage et d’intimidation.
§ 4. — L’autorite allemande, apr&s avoir cree les cliomeurs, les deporte en Allemagne.
Le dessein poursuivi par l’autorite allemande eclate a present avec une telle evidence, qu’il serait superflu d ’insister.
11 resulte des documents publies ci-dessus, que l’argument tire du caractere improductif des travaux entrepris est sans fondement.
II en est de meme de l’argument tire des charges que l’assistance directe ou indirecte aux chomeurs imposait aux pouvoirs publics de la Belgique occupee. Chacun sait, en elTet, en Belgique occupee, — et il faut qu’on le sache aussi en pays neutres, — que les fonds consacres au soulagement des ouvriers sans travail par le Comite national de secours, proviennent, pour un chifTre important, de generosites diverses, de la Belgique occupee et du dehors. Les administrations locales beiges n’en sont done grevees que dans une proportion infime. Quant a l’Administration allemande, elle n’est jamais intervenue pour un seul centime dans les charges de la bienfaisance publique en Belgique, ni d’une assistance quelconque aux ouvriers prives de travail par son fait. Les sommes depensees pour secourir les chomeurs atteignaient 10 a 12 millions de francs par mois.
S’ il y avait, comme l’autorite allemande le dit, necessity d’epargner aux budgets locaux beiges, deja onereusement charges, le fardeau de nouvelles depenses « improductives », pourquoi 1’ autorite allemande maintenait-elle, dans le meme temps, ces memes budgets greves de la contribution de guerre permanente de 40 millions de francs par mois, contribution etablie d’abord pour un an, puis « jusqu’a nouvel avis », done toujours modifiable et revocable? Y a-t-il pour eux depense plus « im productive » que celle-la?
Pourquoi, le 20 novembre 1916, de nouvelles ordonnances ontelles porte de 40 a 50 millions de francs par mois, cette meme contribution que deja, en decembre 1914, le Gouvernement allemand lui-meme, par 1’organe de la Norddeutsche Allgemeine Zei-
iiiL ■ ■jse
las