BELGES
VIS-A-ViS DES PROPOSITIONS ALLEMANDES D’EIVIBAUCHAGE
Ce tableau seduisant des d61ices
Par ordrc tic Soq Excellence M. Flnspeeteur de i'Etape, je portc it la coun&issance des communes cc qui suit:
s L’attitude de quelqucs fabriques qui, sons pretextc de patriotisme et en s’appoyant sur la Convention de La fjayc, out refuse de trayailler pour Farmee aHcmande, prouve que, parmi la population, ii- y a des tendances ayant pour bpt de spseiter des dilficultcs a l’administration de Farmee allcmande.
*• A ce propos je fais savoir que je r^primerai, par tons les moyens a ma disposition, de pareilles menees qui ne pcuventque troubler lc bon accord existent jtisqu'ici entre radraioistration de I’armcc aiiemande et la population'.
«ic reads responsablcs,* en premier 1 scu , Ics autoriids ccmmunales de IVxtension de pareiHes tendances, et je fais remarquer que la population elle-meme witt cause que les libertes accordees jssqulci de ia fa$on ia plus iarge lui seront enievees et remplacees par des mestires restridives renducs neepssaires par sa propre faute ».
Lieutenant-general Graf von Westarp.
Gaud, le 10 iuin 1015.
Le Commandant dc I'Etape-
du travail « libre » et du sejour en Allemagne correspondait malheureusement assez peu avec la rigueur bien connue des procedes de F autorite aiiemande en Belgique depuis le debut de la guerre.
La mefiance persistante des ouvriers beiges devant les assurances qui leur etaient donnees qu’on ne les contraindrait pas, en cas d’engagement, a travailler en Allemagne pour Futility de Farmee aiiemande s’explique assez paries ordonnances en sens contraire qu’ avail edictees, en Belgique, Fautorite militaire occupante.
Par exemple, en juin 1915, le lieutenant general comte von Westarp avait fait afFicher a Gand, en allemand, frangais et flamand, le placard ci-apr£s qui d6montre l’obligation faite aux fabriques beiges de travailler pour Farmee aiiemande (Voir aussi le fac-simil6 du texte frangais de ce placard) :
Fac-simile dela partie centraledel’avistrilingiie da lieutenant-general comte von Westarp, du iojuin *gi5, aldclie a Gand.
PAi:-orTS vi i a MPr;A>cr; des bei.ges
BERANNTMACHUNG
Auf Befehl Sr. Exc. des Herm Etappeninspekteurs gebe ich den Gemeinden folgendes bekannt :
« Das Verhalten einiger Fabriken, die auf angeblichem Patriotismus und Berufung auf die Haager Konvention arbeiten fur die Heeresverualtung verv, 'eigen haben, beweist dass sich in der Bevolkerung Bestrebuugen entwi ckeln, die bezwecken der deutschen Heeresverwaltung Schwierigkeiten zu macheii.
» Ich weise demgegenuber d&rauf hin, dass ich derartige Umtriebe, die dahin fiihren mtissen das bisherige gute Einvernehmen zwischen der deutschen Heeresverwaltung und der Bevolkerung zu storen, mit alien mir zun Gebote stehenden Machtmittelu unterdriicken werde.
« Ich mache in erster Linie die Vorst&nde der Gemeinden dafur haftbar, dass die Bevolkerung, es sich selbst zuzuschreiben hat, wean ihr die bis jetzt in vollstem Masse gevvahrten Freiheiten genommen werden, und an ihre Stelle diejenigen Beschr&nkungen treten, die durch das Verschulden der Bevolkerung notwendig werden.
e Generalleutnant, (gez.) Graf von Westarp. »
Gent^den 10 Juni 1915.
DerEtappenkommandant