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LES DÉPORTÉS RENTRÉS

En 1809 donc, un certain nombre des républicains que le sénatus-consulte du 14 nivôse an IX avait dispersés aux lies Seychelles et à Gayenne étaient revenus en France à la suite des circonstances que nous venons de rapporter. Ils étaient en tout une vingtaine. Déportés des] Seychelles et déportés de Gayenne vont se trouver de nouveau, comme avant leur départ, confondus dans les mêmes prisons.

11 ne fut pas pris, à proprement parler, de mesure d'ensemble contre ce petit groupe de proscrits; et il serait par conséquent assez difficile de raconter, eur existence, à moins de donner le détail des événements particuliers à chacun d'eux.

Cependant on peut dire, d'une façon gé néra!e, qu'ils furent tous astreints à des mesures de surveillance dont le caractère varia selon le plus ou moins de défiance que leur passé, leur- nom ou . leurs opi* nions inspiraient à la police impériale.

Nous allons pourtant essayer de les suivre, en prenant soin de ne pas empiéter sur ce qui serait du domaine de la biographie pure. On va pouvoir s'assurer que les mesures vexatoires auxquelles ils fuis

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rent en butte ne cessèrent de peser sur ces' malheureux qu'après la chute de l'em-

Irire. Plusieurs étaient encore en prison orsque Bonaparte prit le chemin de l'île d'Elbe.

Les documents que nous allons consulter sur cette phase des proscriptions impériales sont presque tous empruntés aux dossiers des archives nationales.

La première pièce qui ait trait à notre sujet est un rapport de police suivi d'une note adressée a l'empereur. Cette pièce, datée du 1" pluviôse an XIII, est relative à quelques déportés, entre autres Vauversin, Lefranc et Sonnois, qui viennent de rentrer en France à la suite de leur évasion de l'île d'Anjouan. Ils « ont été placés en surveillance à 40 lieues de Paris. » Le ministre de la police propose que quelques déportés qui, k raison de circonstances diverses n'ont pas été embarqués, soient également envoyés à 40 lieues de Paris. L empereur écrit en marge : « Les envoyer en surveillance dans une petite ville de 3,000 âmes, à plus de 60 lieues de Paris, napoléon. » Cette décision deviendra la règle pour les déportés rentrés qui tomberoQt'successivement entre les maios de la police.

Voici quelques documents relatifs aux déportés revenus de Cayenne. Cette lettre d'abord, empruntée aux archives de la marine.

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