‹ Les dernières années de l'impératrice JoséphineChapitre 13 sur 51 · LA MAISON DE L IMPERATRICE JOSEPHINE 22 D · texte numérisé non relu

LA MAISON DE L IMPERATRICE JOSEPHINE 22 D

tion sociale mettaient en mesure de remplir dans les conditions les plus favorables les fonctions qui leur étaient confiées. M""" d'Audenarde était plus souvent de service que les autres dames du palais. Ayant peu de fortune, elle se plaisait à habiter le plus souvent possible les résidences de l'impératrice, qui, du reste, Taffectionnait beaucoup et appréciait ses qualités de cœur autant que sa conversation spirituelle et ses manières exquises. Une demoiselle, M^'^ de Mackau, portait le titre et remplissait aussi les fonctions de dame du palais. C'était une jeune personne charmante et sans fortune. Elle avait été élevée avec Stéphanie de Beauharnais, qui, devenue grande-duchesse de Bade, Tavait emmenée en Allemagne comme demoiselle de compagnie, ou plutôt comme amie. c( Elle était vraiment d'une douceur d'ange, nous dit M"6 Avrillon, et se faisait aimer de tous ceux qui l'approchaient. Sa mère avait été attachée à la reine Marie-Antoinette, et son frère servait déjà avec distinction dans la marine française, où depuis il s'est fait un nom. L'impératrice, ayant désiré s'attacher M^^^ de Mackau en qualité de dame du palais, en fit la demande à l'empereur. Or, à cette époque, le prince et la princesse de Bade, qui étaient venus à Paris pour y assister aux fêtes du mariage de l'empereur, étaient sur le point de retourner à Carlsruhe, et, comme la réponse à la demande de l'impératrice n'arrivait pas, M^'^ de Mackau se trouva obligée de retour-

ner en Allemagne avec la princesse. Elle était déjà sur la route, lorsque, le jour même de son départ, l'autorisation de Tempereur arriva à Sa Majesté, qui envoya sur-le-champ une personne de confiance sur ses traces, et nous la vîmes arriver à la Malmaison, enchantée de se retrouver enfin fixée dans sa nouvelle patrie, et surtout d^une manière aussi agréable pour elle. On ne se fait pas idée de la joie qu'elle manifestait en remerciant l'impératrice de ce que, grâce à elle, elle pourrait donner ses soins à son père, qu'elle aimait avec une véritable piété filiale. Je dois aussi faire observer qu'en cette occasion la princesse de Bade donna une preuve de la bonté de son cœur, en consentant à se priver de M^^^ de Mackau, qu'elle aimait beaucoup, pour lui assurer un sort dans sa patrie. »

Presque en même temps, l'impératrice Joséphine attacha auprès d'elle, comme demoiselle d'honneur, une autre jeune personne également très jolie, et dépourvue de fortune. C'était M)^^ de Castellane,que son extrême jeunesse et sa situation d'orpheline rendaient tout particulièrement intéressante. Sur la recommandation de Corvisart, l'impératrice l'avait prise sous sa protection, s'était chargée d'elle, et l'avait fait élever au pensionnat de M""** Campan, où elle profita à merveille de l'excellente éducation qui lui avait été donnée.

La lectrice de l'impératrice Joséphine, M"""

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