LA FETE DE LA FÉDÉRATION
Fn juillet 1790, la famille royale, quittant Saint-Cloud pour quelques jours, vint assister à Paris aux fêtes de la Fédération. Jamais solennité n'avait autant préoccupé les foules. le Moniteur la qualiiia de < fête auguste, hi jMus maje tueuse, la plus imposante qui. Jepm's que les fastes du montre nous sont connus, ait encore honore Tespèce humaine ». Les hommes de la Révolution française aimaient tous les choses théâtrales. Les pompes de la mytholoc^ie, les souvenirs de l'antiquité, les spectacles grandioses les ra\"issaienl, et rien ne charmait autant le [X'uple parisien que Ic.s cérémonies eu plein air où il était à la lois spectateur et acteur.
Le jour fixé pour la fête avait été le jour anniversaire de la prise delà Bastille, le 14 juillet. Le mi, les membres de l'Assemblée nationale. Tarmcc. les délègues de tous les départements de France devaient tous, au Lhamp-dc-Mars, prêter un serment solennel à la nouvelle Ojnstitution. Cette Constitution, la toule s'imaginait naïvement qu'elle allait être la source de l'ordre, delà paix, de la lihjrtc, du pro::rès, de la prospérité, d'un état de choses qui ramènerait sur terre l'âge dor. Les Hébreux n'avaient pas attendu avec plus d'impatience dans le Jc^ert la loi buintc
MARIE-ANTOINETTE AUX TUILERIES