‹ Les dernières années de Marie-Antoinette [microform]Chapitre 56 sur 105 · II, I, 1 I, A · texte numérisé non relu

II, I, 1 I, A

Nli; 1)1, I.A HO VA DTK

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il entrer chez elle Servciii, \c miiiislre de la f^uerrc

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oi, lui dit-il, je suis chasse. — .le suis hien piquée, repliq

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t-elle, que vous ayez le premier cet honneur, mais j'espère qu \ ne tardera pas d'être décerne à mon mari.

> M"" Koland lut ixaucée. I.e vcrliicux nunislre de linterieur reçut le lendemain

ma

tin, de mèiue que Servan et Clavièrc, sa lettre de renvoi

Comme Duranlon qui la lui reiuit, au nnni

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tirait lentement de sa poche : <

Vous nous lanes bien attendre

notre liberté, » dit Koland, et, pren.mt le bdlel, il ajouta : « l'dlectivement, c'est elle. > Il se rendit ensuite chez sa temmc pour lui annoncer qu'il iTetait plus nunislre.

M"" Kokmd comprit tout de suile, avec riuslincl de la liaine.

comment elle pouvait se veiif^er

Il reste une chose à laire

s ec

ria-t elle, c'esl d'être le jM-emier à mander la nouve

l'Assemblée, en lui envoyant copie de la lettre au roi, qui doit en être la cause. > Cette idée sourit beaucoup à l'e-x-ministre, et

il la mit sur-le-chami^ à exécution. « .le sentais, a xMcni

.lit d.

•ti".

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ires l'irascible Mi^érie de la (uroiide, tout 1 ethi qui pouvait en résulter, et je ne me irompai pas; le double but était rempli, rutilité et la t^lotre suivaient la retraite de mon m;ui. .le n'avais [\is été liére de son entrée au ministère, je le lus de sa sortie. » M""' Koland allait être des!)rinais l'ouvrière la plus inlatiirable delà Kévolution, et Louis \VI allait savoir [^ar expérience

ce que j^'Ut la ve

'eance d'une fenuiie,

UN .MiNisrid<i: i)i: ikois .loi us

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uricz n pris le porleleuille de la i^uern'. Il ne le gardera que trois |nurs. Mais pendant ces trois jours ^pie li'activité, que d'émotions ' Plus de quinze cents siL;natures données, des inslruclions envoyées à tous les généraux, une séance des j^lus ora.i^euses

lalionale, un ellorl suprême |V)ur décider

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ssemluee

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Louis W'I a faire encore des concessions, une démission qui ser.i le si-nal des catastrophes : que de mouvements, que dai;ilalions ! Connue les scènes du drame se nuiltiplienl ! (]omme le dénouement se prec ipite!

La séance ou Dumouriez va paraître pour la première lois à l'Assemblée, en qualité de chel du nouveau ministère, ne manquera pas d'être curieus-. C'est le \< juin i7qj,dès dix heures du matin, toutes les tribunes sont pleines. Les .Jacobins les ont garnies de leurs satellites. Les ( iirondins jMéparenl un coup de théâtre. Les trois ministres destitues vont être introduits dans la salle, sous prétexte de rendre compte des causes de leur renvoi, il est

conxenu qu'on les rece comme des nuu

■via comme des \ictimes de raristocratie,

tvrs de la Kévolution. La lettre de Koland, ou

lire de sa temme, ii Louis XVI est lue à TAssemblée.

Celte lecture est interrompue par les j^lus vils applaudissements.

^our mieux l

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Au moment où elle se termine et où Ion demande l'envoi de la lettre aux quatre-vingt-trois départements, Dumouriez entre dans la salle. On entend des murmures et des huées. L'Assemblée vote renvoi de la lettre aux départements. Un député s'ccrie : « Ce sera une pièce célèbre dans l'histoire de la Révolution et des ministres. > L'Assemblée déclare ensuite que Roland emporte les regrets de la nation. Dumouriez monte alors à la tribune. Il y lit un message, par lequel La Fayette annonce la mort de M. de (jouvion, qui avait été major général de la garde nationale, et qui, sortant de l'Assemblée pour ne pas assister au triomphe des Suisses de Châteauvieux, a été se faire tuer héroïquement à l'armée du Nord. « Un coup de canon, est-il dit dans le message, a terminé une vie aussi vertueuse. > L'Assemblée s'attendrit, et vote des compliments de condoléance au père de l'otlicier mort glorieusement.

Dumouriez lit ensuite son rapport sur les choses militaires. C'est une longue critique des législateurs qui ont tait une nouvelle levée avant d'avoir complété les anciens corps, des commissaires des guerres, des bureaux, des entrepreneurs de marchés qui entassent abus sur abus. Dumouriez se plaint de tout, il fait des reproches aux factions, il insiste sur les égards dus aux ministres. Guadet s'écrie, d'une voix de tonnerre : « L'entendez-vous ? 11 se croit déjà si sur de la puissance qu'il s'avise de nous donner des conseils. » — < F^t pourquoi pas ? » reprend le ministre, en se tournant du côté de la Montagne. Cette réponse hardie étonne les plus furieux. On dit : < La pièce n'est pas signée. Qu'il la signe ! Qu'il la signe ! y> Dumouriez demande une plume et de l'encre. 11 signe son mémoire et va le placer sur le bureau. Puis il traverse toute la salle au petit pas, et sort tranquillement par la porte d'entrée qui est au-dessous de la Montagne, en regardant fièrement ses adversaires. Son attitude martiale les déconcerte. Plus de huées, plus de cris, le silence. A sa sortie de lAssemblée, il est entouré par un groupe d'individus, devant la porte des Feuillants, et il ne trouve sur aucun visage une expression de colère contre

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