‹ Les dernières leçons de Marcel Schwob sur François VillonChapitre 10 sur 27 · I. Le Parnasse Satyrique, p. loo · texte numérisé non relu

I. Le Parnasse Satyrique, p. loo

— Dame, s'il vous plaît, j'essayray S'ilz sont d'entrée assez serrée. »

— Hellas, dit-elle, n'oseray; Car à mon mari pas n'agrée :

Je seroye par lui dévorée S'il les vous falloit essayer !

Gardez-vous d'en grandir l'entrée :

Ce sont les botines Gaultier

Tout du premier coup y entray,

Tant estoit l'entrée cavee :

A pou que je n'y demouray

Tant y fis longue demouree ;

Je n'y trouvay fons ne ryvee

Moins qu'en ung houzeau tout entier

Ce fut donc vérité prouvée :

Ce sont les botines Gaultier.

Prince, ma jambe y fust entrée De plain bout, et sans varier.

Je lui dis, quand l'euz essayée :

« Ce sont les botines Gaultier, (i) »

Je crois que maintenant les sourds entendent et les aveugles voient : Villon en avait de bien bonnes. Que si on voulait lui refaire une vertu en s'efforçant à omettre le double sens^ on pourrait encore citer

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