I. Le Parnasse Satyrique, p. loo
— Dame, s'il vous plaît, j'essayray S'ilz sont d'entrée assez serrée. »
— Hellas, dit-elle, n'oseray; Car à mon mari pas n'agrée :
Je seroye par lui dévorée S'il les vous falloit essayer !
Gardez-vous d'en grandir l'entrée :
Ce sont les botines Gaultier
Tout du premier coup y entray,
Tant estoit l'entrée cavee :
A pou que je n'y demouray
Tant y fis longue demouree ;
Je n'y trouvay fons ne ryvee
Moins qu'en ung houzeau tout entier
Ce fut donc vérité prouvée :
Ce sont les botines Gaultier.
Prince, ma jambe y fust entrée De plain bout, et sans varier.
Je lui dis, quand l'euz essayée :
« Ce sont les botines Gaultier, (i) »
Je crois que maintenant les sourds entendent et les aveugles voient : Villon en avait de bien bonnes. Que si on voulait lui refaire une vertu en s'efforçant à omettre le double sens^ on pourrait encore citer