‹ Les dernières leçons de Marcel Schwob sur François VillonChapitre 9 sur 27 · Le Parnasse satyrique, pp · texte numérisé non relu

Le Parnasse satyrique, pp

Au huitain XXIV du Petit Testament Villon lègue « au Loup et à Cholet » plusieurs lots fantaisistes, entre autres le suivant:

Et mes houseaulx sans avantpiez.

Le docteur Wolfgang von Wurzbach traduit « sans avantpiez » par « ohne Oberleder », sans empeigne. Mais il y a là une équivoque^ et il nous faut la dissiper.

Au huitain CXXV du Grand Testament Villon lègue « à Michault CuI-d'Oë et à sire Chariot Taranne cent solz »,

Et unes housses de basanne.

Autant empeigne que semelle, Pourveu qu'ils me salueront Jehanne, Et autant une autre comme elle.

Ces housses de basanne seraient-elles quelque instrument avec quoi l'on salue les dames ?

Dans la Ballade de Villon et de la Grosse Margot, orsqueles deux amants se réconcilient :

Gogo me dit, et me fier le jambot.

Ces houseaulx et ce jambon, cela fait beaucoup de jambes.

Dans une pièce que l'on peut attribuer à Henri Baude, une dame s'exprime ainsi :

Mon mignon, mon gentil varlet, Gressez moy bien ma vieille bote Et secouez ma vieille cotte Et le tour ne sera pas let(i).

Les paroles de cette dame Putiphar peuvent ne pas apparaître comme très claires.

Ifaut lesr a pprocher de la ballade suivante :

L'autrier en chemin rencontray Ainsi que je chassoie marée Une bourgeoise qui pour vray Cuidoit bien faire la serrée.

Si lui dy : « Ma sœur, quel derree Portez-vous en vostre pennier ?»

El respondit à la voilée :

« Ce sont les botines Gaultier ! »

Page 1