XXVI QUELQUES MOTS SUR L*AUTËUR
livre de six cents pages de M. Chiarini exclusivement consacré à ce sujet, des chapitres s'y rapportant dans les biographies générales de Foscolo, de quelques autres travaux détachés, et des lettres d'amour de Foscolo lui-même, qu'on n'a peut-être pas fini de publier, car le nombre en est grand, — on peut extraire, en résumé, ce qui suit.
La première liaison d'Ugo fut avec une noble et belle dame de Venise, la marquise Isabelle Teotochi-Albrizzi ; il avait alors dix-huit ans. Le fragment suivant, tiré d'une autobiographie inachevée, indique assez bien comment se forma cette liaison, et ce qu'elle fut. « ... Petit coquin, dit Témire en m'embrassant... tu m'aimes donc ? — Je la regardai. — Fidèlement ? répliqua Témire, qui avait senti toute l'éloquence de mon regard. — Si je t'aime ! si je t'aime! m'écriai-je. — Ah! exclama Témire, ce n'est qu'à cet âge que les encens des hommes sont purs, — alors seulement nous pouvons respirer un moment le parfum délicat de la candeur et de la fidélité...