‹ Les Dernières lettres de Jacques OrtisChapitre 16 sur 33 · QUELQUES MOTS SUR L'AUTEUR XXVII · texte numérisé non relu

QUELQUES MOTS SUR L'AUTEUR XXVII

Mais... Un moment !... J'hésitais, poursuivit-elle, à décider si j'offrirais, ou non, moimême ton premier sacrifice à la nature. Je craignais d'ouvrir à ton cœur impétueux et inexpérimenté le chemin de la dissipation. Mais d'autre part je te voyais entraîné par les exigences de ton naturel à acheter les baisers d'une bouche affamée... Viens donc, viens. Que les embrassements d'une femme qui t'aime t'apprennent la vie et t'éloignent du vice... )) Voilà qui est du plus galant dix-huitième siècle. Nous sommes encore très loin des Dernières Lettres, nous sommes même à peu près à l'opposé, bien qu'il y ait ça et là, dans ce sombre roman, des traces de cette première période. D'ailleurs, par cet aimable amour, Foscolo connut déjà la souffrance, ayant eu un jour le chagrin d'apprendre que son amie, divorcée d'un premier mari, en avait repris un second depuis quelque temps, sans qu'il le sût. Il tira de là quelques essais littéraires ; du moins, c'est alors qu'il écrivit un poème intitulé, comme de juste, Souvenirs et,

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