‹ Les Dernières lettres de Jacques OrtisChapitre 23 sur 33 · XXXIV QUELQUES MOTS SUR L AUTEUR · texte numérisé non relu

XXXIV QUELQUES MOTS SUR L AUTEUR

de celles de son roman, et Ton y retrouve, çà et là, des passages entiers à'Ortis ! La comtesse Antoinette, qui appelait Ugo, non sans bonnes raisons, « mon petit roman ambulant », le fit souffrir aussi cruellement que les autres : il était désormais inutile d'attendre d'autres expériences encore pour mettre la dernière main à l'œuvre et la publier.

Seulement... elle était déjà publiée depuis deux ans, et point par l'auteur. C'est un trait des mœurs littéraires du temps. En 1799, Foscolo avait fait commencer, à Bologne, l'impression de la première partie de son œuvre. Les événements l'obligèrent à la suspendre. Mais l'éditeur, ne voulant pas renoncer au gain escompté, fît terminer l'ouvrage par un plumitif, et le publia. Surviennent les Autrichiens, qui restaurent le gouvernement pontifical.il y avait dans les Dernières Lettres plus d'un passage propre à faire horreur atout gouvernement restauré, et plus encore à celui-là. On remanie donc une seconde fois le pauvre roman, et on le republie sous un autre

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