XIV QUELQUES MOTS SUR L'AUTEUR
terie à le présenter à la façon d'un livre nouveau-né ; chei-d'œuvre vieux de cent ans, il a bien quelques rides : la conscience du traducteur lui interdisant de les effacer, il était prudent de dire les bonnes raisons qu'il y a de ne pas s'en laisser rebuter. Et puis, il y a Foscolo, le grand Foscolo, qu'il faut aujourd'hui présenter presque comme un inconnu, au moins en quelques mots.
Il a été passionnément aimé par plusieurs générations. Des milliers d'Italiens, le meilleur de cette nation pendant cinquante ans, et précisément en des années où elle valut beaucoup, puisque ce sont celles où elle s'est relevée et reconquise, — tout ce qui pensait haut, tout ce qui sentait profondément, tout ce qui voulait ferme, s'est nourri des Dernières Lettres et de cet autre chefd'œuvre de Foscolo, le poème des Tombeaux. Les Tombeaux sont une poésie à la fois ardente et plastique, savante et émue, qui a donné à Foscolo une gloire égale à