‹ Les dernières persécutions du troisème siècle (Gallus, Valérien, Aurélien) (volume 2)Chapitre 41 sur 63 · II · texte numérisé non relu

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le Christ. On raconte que, par une température glaciale, comme il s'en rencontre en ces régions, où les étés sont plus chauds et les hivers plus rigoureux que dans nos contrées occidentales (1), ils furent attachés, presque nus, pendant la durée d'une chasse, et que leurs pieds se fendirent par l'effet du froid. Le passionnaire ajoute qu'on leur fit traverser la ville de Nicée, un jour d'hiver, avec des clous enfoncés dans la plante des pieds. Ce qui ressort au moins de son récit, c'est que le gouverneur, fidèle aux instructions de Dèce, essaya par les moyens les plus cruels de lasser le courage des martyrs, les retenant pendant de longs jours en prison (2), les soumettant ensuite à des tortures raffinées, les suppliant parfois d'avoir « pitié d'eux-mêmes, pitié de leur âge (3), » reculant le plus possible le moment de commander le coup mortel. Vaincu enfin par leur intrépide résistance, il les fit décapiter, en novembre 250, selon les Latins, en février 251, selon les Grecs.

Ce n'est pas à Nicée, mais à Nicomédie, métropole de la province, que furent condamnés pendant le même hiver, mais un peu auparavant (4), les martyrs Lucien et Marcien. Leurs Actes ont peu d'autorité, sur-

(1) A Kaisaria (Césarée), le thermomètre descend souvent à 15 degrés au-dessous de zéro ; à Angora (Ancyre) à 10. Cf. Tchitchatchef, Voyage en Asie Mineure, cité par Duruy, Histoire des Romains, t. III, p. 596, note.

(2) Acta, 3, 4,

(3) Ibid., 5.

(4) Le 26 octobre, le martyrologe hiéronymien porte : « VIIKl.Nov. In Nicomed. Scorum Luciani, Marciani... » De Rossi-Duchesne,

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