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LES PARVENUS

« Chantons quelques couplets, je les destine à la noblesse ; cette chanson est aussi neuve que ceux qui me l'inspirent ; vipères qui renoncent à leur ancienne peau et se font belles au sortir de la fange où elles sont nées.

« Demoiselles, ûlles de la bassesse, qui verra sur vos fronts flotter ces bonnets de dentelle , doit vous cracher au visage. Laissez cette parure à la noblesse, faite pour la porter , et conservez le bcrlinge de vos parents.

« Filles de la canaille, malgré votre déguisement, est-il quelqu'un qui daigne vous apercevoir, au milieu des tueurs de cochons, des tisserands et des revendeurs qui forment votre famille illustre?

« Il n'est plus de vendeuses de balais, de ûlle de valet d'écurie, de marchande de gruau, qui ne porte la soie et les crépons ! Poursuivez par vos rires et vos huées cette burlesque comédie. »

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