INTRODUCTION XIX
Lettres de Gerbert qui est un chef-d'œuvre d'érudition sobre et pénétrante. Sans cet excellent travail, la seconde partie de cette étude aurait présenté de graves difficultés. Sûr désormais de la chronologie, j'ai pu comprendre bien des faits des règnes de Louis V et de Hugues Capet qui autrement auraient paru inexplicables \
Je vais maintenant passer rapidement en revue les autres sources, infiniment moins importantes, en -procédant par régions.
Outre Flodoard, la région rémoise a produit quelques annalistes et chroniqueurs. Les Gesta pontificum Remensium, que connaissaient au commencement du xi* siècle Fauteur de VHistoria Francorum Senonensis et au xii* siècle le moine Clarius, sont malheureusement perdus, hes Annales Remenses se bornent à copier Flodoard, puis, quand celui-ci fait défaut, elles ne nous fournissent que d'insignifiantes et inexactes mentions sur les archevêques de Reims. VHistoHii monasterii Mosomensis et les Annales Mosomagenses donnent au contraire des détails intéressants sur l'administration d'Adalbéron. Nous y voyons quel zèle et quelle énergie ceprélat apporta dans la réforme de son diocèse.
Pour le Vermandois, les Annales Sancti Quintini sont purement locales. Los Annales S. Medardi Suessionensis contiennent en revanche quatre ou cinq mentions intéressant l'histoire générale '.
Pour le Ponthieu, nous avons la chronique de Lambert,
1. I^ chronologie et l'étude des manuscrits de Gerbert ont été également éclaircies par M. Boubnov dans un livre intitulé : Sbomik pisem Gerberta kak isloritch'iskiy Uiotchnik, Pétersbourg, 1888, în-8, dont la deuxième partie a paru récemment. Mon ignorance de la langue russe m'empêche malheureusement de citer cet ouvrage autrement que pour mémoire. Je n'en connais que ce qu'en dit M. J. Havet dans son Introduction^ Il est extrêmement regrettable que M. Boubnov persiste à écrire en russe sur un sujet qui, ne peut intéresser ses compatriotes à aucun degré, et condamne ainsi son œuvre à rester lettre close pour la plupart de ceux à qui elle serait vraiment utile.
2. Le Chronicon S. Medardi Suessionensis (Historiens de France, X, 291) n'a aucune valeur. C'est une copie servile de VHistoria Francorum Senonensis,