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2. Je me borne à résumer les lettres 1-21 de Gerbert el à suivre l'excellente biographie de M. J. Havet (Introd., p. x-xiii).

3. Voir lettres n»"» 1, 2, 10, 11, 13, 20, 22, etc. et surtout 34 et 37. En juillet 984, Gerbert écrivait à son ami le palatin Robert la lettre suivante (n» 37) qui est bien caractéristique : « Je m'imagine que tu « penses souvent à moi quand ton souvenir se mêle jour et nuit a mes « propres pensées. Aussi tu me rappelleras au souvenir de ma souve- « raine Théophano, à qui je souhaite une bonne santé et un heureux « règne avec son fils. Elle est souvent comme de juste présente à mon a esprit ; c'est en sa faveur que j'ai, comme tu le sais, excité un grand « nombre de défenseurs^ toute la Gaule m'en est témoin. Il e^iit donc de a ton devoir de t'informer et de m'écrire si je dois rester en France « comme un soldat de réserve pour l'armée de l'empereur, ou me « préparer à braver tous les dangers pour vous aller trouver, ou plutôt « me disposer pour le voyage que ma souveraine et toi connaissez ic bien, ainsi qu'il a été réglé dans le palais à Pavie. En même temps

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Ces deux hommes commencèrent par un coup de maître. Ils parvinrent^ nous ne savons trop comment, à intéresser Lr>' thaire au salut du jeune Otton. Heztlon avait tenté de mettre en son pouvoir le royaume de Lorraine, ce qui dut éveiller Tinquiétude de Lo thaire. L'habile archevêque en profita pour faire entrer le roi de France dans les intérêts d'Otton IIL Lothaire se proposa comme tuteur de cet enfant, dont 11 était oncle à la mode de Bretagne*. Il déclara vouloir empêcher toute usurpation de la Lorraine par Henri de Bavière. Adalbéron, tout-puissant dans ce pay>s grâce à sa famille, y favorisa rautorité de Lothaire et força même les principaux seigneurs à lui prêter serment et à lui livrer des otages*. Tn an plus tard, il devait s'en repentir cruellemeut, mais pour Tinstant lai et Gerbert étaient tout à la joie de s'être assuré

tt tu n^omettras pas de me dire où et quand il faut Taccxïrapïîr et ce « que tu en penses. Je veux aussi que tu saches ce que dans le même « palais j'ai confié à des oreilles sûres touchant la fidéUté, l'atlaclie- « ment et la constance de l'illustre archevêque Adalbéron enve^^s le w fils de César, notre maître, et les siens^ et qu'il conserve toujotirs il cette fidélité autant qu'il sait et peut le faire. » (Traduct, de M. VA. de Barthéïemy). Cette lettre nous montre que l'accord entre Adalbéron et Gerbert pour la protection d'Otton 01 avait commencé quand l'abbé de Rûbbîo n'avait pas encore quitté Tltalie et que l'archevêque de Reims n'attendit pas la révolte de Henri pour mettre ses services à la dispuaition des impératrices. — Gerbert cherchait en même temps à apaiser l'impératrice Adélaïde et à obtenir son pardon (Voir lettre 20 du début de 981).

1 C'était peut-être une conséquence du traité de Margut. Richer, 1(1, 79 : it quod sî ex vabis alter in ïiltimas suorum regnorum gentes « ire disposuerit, alterum acsi fratrem hdumque suarum rerum ttiU^ « rem habebit. >) Mais Otton avait violé ce traité en s' alliant à Hugues Cappt en 9ai. Cf. Kaickstein, p. :i60, n, 2.— iM. Sep&t (GerberL p. 477) voit dans l'action de solliciter la tutelle de Lothaire une reconnaissance de la supériorité dei Carolingiens par les Ûttoniens. Cela nous semble tout à fait inadmissible.

2. Outre les deus lettres que nous traduisons, citons ie début de la lettre 30 adressée à Notker: « N'accuse?, pas, mon père Je vous en prîe, « mû[ï frère Godefroi d'avoir désobligé votre amitié en n'allant pas ft trouver le roi (Lothaire) comme cela était convenu, et en ne venant <i pas où vous désirez. En elfet. ^ù bonne intention l'appelait, mais la « fortune l'a retenu par une blessure au pied, » (trad. Barthéleinj'). — Ainsi Notker et Godefroi se joignirent aux effoHs d'Adalbèron \>o\ir mettre la Lorraine sous Tavouerie de Lothaire. Godefroi donna même son fils Adalbéron comme otage (voir plus loin, page 142), -^ Cf. plus loin, p, 153 U lettre 54 adrestsée à Ecbert.

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ralliance du roi de France et d'avoir contrecarré les visées de Henri à la tutelle d'Otton IIL Dans les premiers mois de l'année 984, Gerbert écrivait la lettre suivante à une dame nommée Imiza, qui faisait partie de la suite des impératrices qui résidaient toujours à Pavie : « C'est un bonheur pour moi K que la connaissance et Tainitié d'une femme de votre mérite, 9c Mes Français {Gaili mei) ne se lassent pas d'admirer la « constance de votre foi et sa durée. Votre prudence n'a pas « besoin de conseils» j© le sais; néanmoins, comme nous vous <f sentons compatissante à notre infortune, nous croyons bon tt de faire parvenir vous et moi des mensages et des lettres (t au seigneur pape et à ceux qui, en particulier ou en « commun, sont nos partisans et nos auxiliaires, afin de « partager la joie, avec Taide de Dieu, comme nous aurons a partagé raftlietion. Allez trouver ma souveraine, l'impéra- « trice Théophano ; dites-lui que les rois des Francs sont <f bien disposés pour son fils et que leur seul but est de dé- « truire la tyrannie de Henri qui cherche à usurper la royauté « sous prétexte de tutelle'. »

En juin, il écrivait à Géraud, abbé d'Aurillac, son premier maître : « D'importantes affaires d'état alisorbent Tarchert vêque de Reims, Adalbéron, notre père adoptîf (si j'ose it ainsi parler) ^ comme vous pouvez le penser d'après le « retard de cet envoyé et son absence actuelle de Reims, it occasionnée par Tétat des royaumes. Tandis qu'il reçoit les n otages des princes du royaume de Lorraine, qu'il force tt d'obéir au fils de l'empereur sous la tutelle [cHenîela) du « roi de France, qu'il empêche Honri de régner dans la <( Gaule (la Lorraine), il n'a pas eu le temps de rien vous tf transmettre qui soit digne de vous. Mais si cela vous était cf agréable, il changera pour un neuf ce vîeu^ vêtement tissé « d'or i^u'il a honte de vous envoyer, pressé par le temps, et i< il y joindra une étole brodée d'or et d'au(res objets de ce « genre. Que se passs-t-il en votre royaume (rAquitaine), << quels sont les faits ou les desseins de Hugue-Raimond? Il

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