d Noster^ ut ita dicam, fiduciarius pater Adalbero
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« désire que vous Ten informiez \ et nous partageons ce u désir, Vutre décision sera pour dous toujours excellente'. *
Adalbéron s'efforçait de ranaener à la cause d'Ottoii III l*archevè(|ue de Trêves, Ecbert, second fils deThierrj, comte de Hollande*; Ecbert traitait l'enlantde Grec, et Adalbéron lui écrivait par la plume de Gerbert {maris-mai 984): u La « ruine de votre État, grâce à Tapathie de certains hommes, « nous cause à la fois de rhorreiir et de la honte, â causti « de Taffection que nous ressentons pi>ur vous et du lien it d'une commune patrie. Les rois sont donc trop peu nom- « breux que vous vouliez en installer un nouveau au détriment « du fils de voti^e seigneur. Est-ce parce qu'il est Grec, tt comme vous dites, que vous voulez instituer deux rois *<■ à la fois, à la façon des Grecs *^ Qu'est devenue la plus « sainte foi? Âvez*vous oublié les bienfaits que vous ont u prodigués les Ottona? Rappelez votre grande iateliigence, « considérez votre noblesse ^ de peur d'être une honte éterti Belle pour votre race... Si vous ne vous sentez plus en (t sûreté à Trêves, Reims nous suffira à tous deux', t^
Charles de Lorraine prit le parti d'Otton III et se réconcilia ainsi avec son frère Lothaire» Le duc de Haute-Lorraine,
1. Déjà au début de 98 i Gerbert avait demandé â Tabbé Gêraud de&î nouvelles de ce personnage , fils de Raimond 1" de ltouergue> Adalbéron désirait savoir s'il s était marié (lettre 17), On voit par là que Tarclievêque de Heims s'intéressait aux moindres événements^ même dans les pays étrangers cumme l'Aquitaine, et qu'it voulait s'informer de tout ce qui passait en Gaule, en Germanie et en Italie. Cf. plus bail, p. 142. U voulait mt^me que le diacre romain Etienne lui donnât des nouvelles de l'empire des Fatimites en Afrique et en Sicile (lettre 40, éd. îlavet. p. SB).
2. Lettre 35 ( éd. Havct, p. 3'*). — L'absence d 'Adalbéron de la ville de Iteiins s'explique par la tenue d'un concile provincial a Vaudancourt (Marne, conim. de Brugny) pour le dimanche 29 juin 984 (Voir lettre 20 et ies notes de M. Havet, p. 24, n. 1 et 2; p. 34, n, 4).
3. Voy, la chronique du monastère d'Egmond (Kichtofen, p. 2, 554), Il fut archevè<|ue de 977 â 993. Déjà en Italie, Gerbert était en correspondance avec ce personnage qui voulait envoyer des écoliers auprès du savant abbé de Bobbio (lettre 13, p, 10).
4. 51 Deux empereurs, Basile 11 et Constantin VIÏI, fils de Romain W « et frères de Thêophano, occupaiont conjointement^ depuis 9^(5, le « trône de Constantinople. Ils moururent, le premier en 1025, le « second en 102S. i) (Havet, Lettres de Gerbert. p. 20, n. 7).