PAIX DE WORMS
échouer et Ton jugeait prudent de lui cacher l'état des négociations \ » Cette explication est la plus vraisemblable, surtout si Ton considère les faits qui vont suivre.
Les négociations avec Henri durèrent encore plusieurs mois. La paix ne fut réellement conclue que dans une grande assemblée d'Allemands, de Lorrains et même de Français, qui se tint à Worms vers la seconde quinzaine d'octobre 984 ^ La duchesse Béatrice avait joué un grand rôle dans ces négociations- et avait activement aidé à la conclusion de la paix^ La nomination de son second fils Adalbéron à Tévêché de Metz fut le prix de ses services. Adalbéron avait d'abord obtenu Tévêché de Verdun, vacant par suite de la mort de Wicfred, le 31 août 983*. Cet évêché était pauvre et troublé; aussi, quand il apprit la mort de Thierry (7 septembre 984), Adalbéron se démit de Tévêché de Verdun et sollicita celui de Metz, plus riche, et qui d'ailleurs était le centre de la puissance de sa famille. Il fut élu le lundi 16 octobre, avec Tassentiment d* Adélaïde. A sou retour de Worms avec sa mère Béatrice, il fut consacré à Metz par l'archevêque de Trêves, Ecbert, le dimanche 28 décembre 084*.
L'évêché de Verdun ne demeura pas longtemps vacant» L'archevêque de Reims le désirait vivement pour son neveu homonyme, fils de Godefroi, comte de Verdun. Adalbéron (fils de Godefroi) alla trouver les impératrices, à Worms vraisemblablement, leur jura fidélité ; et celles-ci lui accordèrent l'évêché au nom d'Otton IIL Adalbéron n'était que sous-diacre; son oncle lui conféra le diaconat et la prêtrise, La consécration du nouvel évêqué devait être retardée de plus d'un an par des événements imprévus ^
Pour l'instant, Adalbéron de Reims et Gerbert étaient complètement rassurés et satisfaits de la pais de Worms. Le 1" novembre, Gerbert quitta Reims et se prépara à se