Hugues de Fleury, Mon. Germ., SS., VII l
5. Gesta episcoporum Virdunensium ; Vita Adafberonis IL S.Gestaep, Virdun.; Justification d' Adalbéron (Gerbert, lettre 57,
éd. Havet, pp. 54-55). Cf. plus loin, page 149, note 1.
142 ALLUNCE DE LOTltAlRE ET T)E HENRI DE BAVIERE [984;
rendre à Rome, conformément à une décision prise à Pavie
avec l'impératrice Théophano. au début de 984» au moment où il quittait ritalie pour la France*. Son vojage n'aboutit pas; prés d'arriver en Italie S il fut rappelée Reims (fin novembre ou commencement de décembre) pîir une nouvelle qui dissipa ses espérances et celles de rarchevéque* Henri ne s'était pas résigné à une paix qui ne lui rendait même pas son duché de Bavière. D'autre pari, Lothaire était fort mécontent de la façon trop habile et trop leste dont on Tavait évincé de la tutelle d*Otton HI. Quand il s'était agi dedoaner deux des plus importants évéchés de la Lorraine, pays dont il avait ïavoiierie^ il n'avait même pas été consulté'^; or le nouvel évêque de Verdun était clerc de Téglise de Reims, et de plus un des otages lorrains que lui avait désignés Tarchevêque de Reims*. C'était presque une trahison ; en tous can, c'était un manque complet d'égards, une façon trop visible de lui faire comprendre qu'il n'était plus compté pour rien maintenant que le danger était passé. L'entente entre Henri et Lothaire était tout indiquée. Henri fit les premières propositions en novembre 984 et ralliance fut aussitôt conclue; Lothaire devait appuyer ses desseins sur la couronne ; en revanche il aurait la possession de la Lorraine. Les premiers serments échangés par messagers devaient être confirmés dans une entrevue sur le Rhin, à Brisach, le dimanche P*^ février 985 ^
Comment Adalbéron et Gerbert eurent-ils connaissance de cet accord ? Nous l'ignorons ; ce qui est certain, c'est qu'ib étaient informés des moindres affaires de France, d'Allemagne, d'Italie, Lothaire et Louis V en particulier étaient entourés d'espions qui révélaient à Tarchevéché de Reims tous leurs projets*, Adalbéron et Gerbert se hâtèrent de faire
1. Voir plus haut, p. 133^ n. 3, lettre 37. Cf. lettres 17 et 25,
2i Vair le début de ]a lettre 40 adressée au diacre romain, Etienne:
« La gravité des événements politiques m*a forcé, mon frère, de r^-
« ionmer en Gauie. » éd, Havei,p. 38, n, 2,
3. Geêla cp^ Virdun. : «t Suaceperunt cives nostri, sine regio donc, « Adalberonem filîum Beatricis. »