KK) AMBASSADE DK HENRI DE BAVIERE A LOTHAIRE
de rendre Mous et le Hainaut à Renier, d abandonner lui et son fils le comté et révoché de Verdun, enfin de donner des otages et de jiîrer fidélité au roi de France *. Il préféra rester prisonnier. D\iilleurs ses geôliers^ Eudes et Herbert, le considéraient un peu comme leur propriété et entendaient tirer profit de la situation. Si Gerbert avait pu le visiter, c'étaii sans doute à prix d'argent. Aussi Adalbéron et Gerbert» édifiés sur ces tleux personnages et espérant i\uon pourrait obtenir d'eux Télargissement de Godefroi en y mettant le prix» conclurent avec eui une entente que Gerbert appelle p(w ser/iicsira^. Néanmoins leurs négociations, mal conduites, n'aboutirent pas^
Henri de Bavière avait, à ce qu'il semble, envoyé une ambassade à Lotbaire dans la première quinzaine de mai. Nous en ignorons le but et la réponse qui lui fut faite*; Tout au plus peut-on conjecturer par la paix définitive qu'il conclut peu après avec les impératrices, que le roi de France, instruit par la mésaventure de Brisach, repoussa les propositions de ce personnage flottant et indécis. L'ambassadeur de Henri était d'ailleurs un maladroit. Quand il passa par Reims à .son retour, le 15 mai, ses questions et ses demandes excessiveîj permirent à Gerbert, qui se trouvait alors dans cette ville, de connaître la réponse de Lothaire. Il ne nous la rapporte pas, malbeureusement^
Henri de Bavière, complètement découragé, alla retrouver