Voir plus haut, p
5. Il est juste cependant de faire observer que ce fat de concert avec Lothai're que Hugues réforma l'abbaye de Saint-Germain-deB-Préii en 979. Voir plus haut, p. 116.
rérêque ÉlisîardV Une abbaye située dans le territoire du duc de France, Saint -Benoit- sur- Loire, est même complètement sous rautorité royale. Lothaira renouvelle ses priTilèges et ses immunités; il en nomme directement les abbés, Amalbert, Richard, Oïlbod \
La souveraineté de Lothaire est pleinement reconnue dans le pays entre la Seine et la Loire. Les deux grands seigneurs de ces contrées, les comtes d^Anjou et de Chartres, remplissent fidèlement leurs devoirs militaires envers le roi* Nous avons vu les relations amicales de Lothaire avec Thibaud le Tricheur de 962 à 966; Eudes P^ fils de celui-ci, était neveu par alliance du roi, ayant épousé Bertbe, fille de sa sœur Mathilde et de Conrad, roi de Bourgogne ^ Nous avons vu qu'il joua un rôle actif pendant les deux dernières années du règne de Lothaire.
Le comte d'Anjou, Geoffroi Grisegonelle, 8*est toujours montré fidèle à Lothaire; il a pris une part importante à la guerre contre la Normandie en 961 et à la lutte contre Otton II en 978. Il est gonfalonier du roi, et son fils, Foulques Nerra, est élevé à sa cour*. En ce qui concerne les afi^aires ecclésiastiques de r Anjou et du pays Chartrain, nous avons vu Geofl'roi demander à Lothaire la confirmation de la réforme -qu'il avait accomplie à Saint-Aubin d'Angers, et Eudes obtenir Timmunilé pour Saint-Père de Chartres*.
C'est dans la contrée comprise entre la Seine et la Meuse qu'est le irai centre du pouvoir royal. Là sont les domaines propres du roi, ceux de l'église de Reims son alliée et son soutien jusqu'en 985, des maisons de Vermandois et de
1* Voir p. ItO. Notons encore le diplôme de Louia V en faveur de l'évêché d'Orléans (ibid).
2. Sur ce dernier, voyez plus loin, page 186, note 4. Sur Amalhert. p. llOf n. 3.
3. Cf. p. 37. Cont, de Flodoard dans le ms, de Montpellier. Hùloriens de France, IX, 665, n° i3,
4. Voir page 162, n. 3, et p. 101, n. 2, !îappelons que c'est àGeofFroi que revint Tidée d'étendre rautorité roj-aleau cœur même de TAquitaine (Voir pages \2S et 127). Cf. p. 81,
5. Voy. p. 37-3&. Ilintoriens tie France, (X, 655, n" 42. Lothaîre n'a pas le choix des évêquefide l'Ouest. C'est ainsi qu'en 973 Raînaud est nommé évoque d'Angers par Geoifroi et sa femme Adèle (Ch.S.Alhim Ande^av.)
Roucy qui, après avoir trahi son grand-père et opprimé son père, sont (sauf une interruption en 959-960) son plus sûr appui. C'est là que le roi nomme directement évêques et abbés*. La Flandre est alors étroitement rattachée à la France. Le vieil Amoul entretint toujours des relations amicales avec le roi. Il lui légua même ses domaines en totalité ou en partie; après sa mort, Lothaire s'empara de Douai, d'Arras, des abbayes de Saint- Waast et de Saint- Amand et de tout le pays jusqu'à la Lys. Lothaire n'avait rien à redouter du faible Amoul IP. Son autorité dans le Nord s'étendait même plus loin qu'on ne le croit généralement. Il fit don du pays de Waës à Thierry II comte de Hollande. Celui-ci se reconnaissait aussi bien vassal de la France que de l'empire, comme en font foi une douzaine de chartes souscrites par ce personnage et datées du règne de Lothaire*.
Dans le duché d'Aquitaine la domination du roi était évidemment plus faible que dans le duché de France*. Pendant
1. Par exemple les archevêques de Reims, les évêques de Laon, Noyon, Soissons. Cf. p. 87-90.