Odiura immane » (Hicher* IV
FRONTIKRES DU ROYAUME 170
Reims, qui aurait dû être son plus fidèle auxiliaire, et arrêté par une mort prématurée {2 mars 986}.
Nous allons maintenant décrire rapidetnent la frontière orientale du royaume de LothaireV sans tenir compte des conquêtes éphémères de 985. Elle partait au midi de Temboucliure du bras droit du Rhône, suivait le tleuve jusqu'à moitié chemin entre Saint-Gilles et Arles, puis restait presque toujours en det;ii de 1;^ rive droite, à dix ou quinze kilomètres, jusqu*au confluent de l'Ardèche; elle suivait ce torrent jusi^u'aux Cevenues, puis ces montagnes, en laissant au royaume de Bourgogne le Vivarais^ et la partie des comtés de Valeniinois et de Vienne située à droite du Rh^me ; la plus grande partie du Forez était encore sous la dépendance de la Bourgogne, mais le Roannès était sans doute en majorité français''. La fronlière atteignait la Saône à une quinzaine de kilomètres en aval de Màcon et la suivait jusqu'à son confluent avec la Seille. Le comté de Chûlon, dépendance du duché de Bourgogne, s'étendait ensuite sur la rive gauche de la Saône, sur une largeur qui atteignait quarante kilomètres. La frontière suivait encore la Saône depuis le confluent du Donbs environ jusqu'à celui de la Tille; puis, abandonnant la rive droite du fleuve» dont elle s'éloignait parfois jusqu'à trente kilomètres, arrivait au versant de la mer du Nord et de la Manche à l'est de Langres, non loin de Bourbonne-les-Bains. D'après le traité de Verdun de 843, la Meuse devait être la frontière de la France occidentale. Il était loin d'en être ainsi du temps de Lotbaire : la frontière restait toujours bien en deçà de ce fleuve, parfoisà dix lieues, et ne Tatteignait jamais.
Appartenaient à l'empire les paffi suivants : Sueiitensh pagits (Saintoia), Odornensis (Ornois), Barremis (Barrois), F'iW(^ne?ï5îs(Verduaois). Dakomemis {l^OTmoh), Mosomensis
\. Elle ne dififérait pas sensiblement de celle de la France au tempi de Henri ï" (voy. Longnon, Allas^ pi. XI), sauf pour le Roannès et le Forez (vuy. p. 177, n. 4) et la Flandre impériale, voy. n, 2 do la page suivante.
2. M. Longiion {Âilat, p. 224, n. î) reconnaît J'avorr fait figurer à tort dans la France au tempïà de Louis d'Outremer. (Cf, Pfister, p. 398).